Haïti est à la veille de commémorer la bataille de Vertières qui eut lieu il y a déjà deux cent dix-huit ans. Cette fulgurante victoire sur les troupes expéditionnaires commandées par Rochambeau, le redoutable général français, marquait la fin de la guerre de l’indépendance du pays. L’armée indigène ayant à sa tête le Général en chef Jean-Jacques Dessalines achevait alors sa rupture avec la France.
Au lendemain de cette extraordinaire bataille où l’invincible Général François Capois, surnommé à bon droit « Capois Lamort », se couvrit de gloire, Rochambeau prétexta un malaise afin d’éviter de se présenter personnellement au Quartier Général du Haut-du-Cap. Le Commandant de l’armée française devait y signer, le 19 novembre 1803, la reddition de la ville du Cap aux vainqueurs.
Ce document consignait les termes arrêtés par l’intraitable Général Dessalines, indiquant les conditions et délais accordés à l’armée française en vue d’évacuer ce territoire des grandes Antilles. Le premier article décrétait que « la ville du Cap et les Forts qui en dépendent seront remis dans dix jours, à dater du 28 présent, au Général en chef Dessalines. » Se soustrayant à cette humiliante épreuve par orgueil ou dépit, Rochambeau se fit remplacer par l’Adjudant-Commandant Duveyrier.
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