Le réseau de soins en santé, DASH, souligne la nécessité de la mise en place d'une couverture universelle en santé en Haïti. Les responsables de l'institution plaident pour garantir aux citoyens l'accès à des soins de santé de qualité de manière équitable. Une telle initiative doit être mise en place par l'État, ou du moins par un partenariat entre l'État et les autres acteurs du système.
Dans un document rendu public, le DASH a fait savoir qu'il est urgent qu'un système de santé soit implémenté en Haïti, comme c'est le cas partout à travers le monde. «Au début, la couverture universelle en Santé (CUS) était un monopole d'État tant au niveau financier qu'au niveau des structures de soins. Le système s'est ensuite libéralisé avec le temps et l'expérience acquise, et il a évolué vers un partenariat public-privé dans lequel l’État reste le chef d'orchestre, dont les acteurs sont aussi bien des entités publiques que privées ou mutualistes, tant comme prestataires de soin. De nos jours, tous les pays, dont les États-Unis et la République dominicaine, embrassent à des degrés de réalisation divers les modèles de sécurité sociale en santé pour garantir à leurs citoyens l'accès à des soins de qualité de manière équitable», ont indiqué les responsables.
Entre autres, avec une couverture assurantielle de moins de 4% enregistrée en Haïti, l'institution dirigée par le docteur Ronald V. Laroche croit qu’Haïti doit emboîter le pas vers une telle démarche afin d'assurer les assistances de santé en cas de maladie, d'accident ou de maternité. Comme méthode de financement, les concernés, tant dans le secteur public ou privé, également dans l'informel, verseront leurs cotisations, une somme ne dépassant pas 5% par rapport au salaire minimum, selon les normes, à des caisses d'affiliation de leur choix.
Il peut y avoir des prestations complémentaires suivant les niveaux de cotisation et les plateaux techniques disponibles. Ceux qui n'ont pas les moyens de cotiser bénéficieront d'un soutien de l’un des organes de protection sociale. À partir d’une telle couverture de santé, les citoyens bénéficieront des soins de santé adéquats, quel que soit leur statut économique et social, a fait savoir le DASH dans le document.
Cette contribution facilitera le renforcement du fonds destiné à la santé en Haïti, soit près de 4 dollars américains par mois, 48 dollars en une année, donc une injection de plus de 500 millions de dollars par mois. «Ce montant est à comparer au budget en santé actuel de l'État et à l'apport de l'international. Il montre l'ampleur et la magnitude que la CUS peut avoir pour permettre à la population d'accéder à des soins de qualité dans les 10 départements», a-t-il ajouté.
La CUS permettra au pays d'atteindre un niveau standard sur le plan technique de la santé, elle permettra une augmentation de salaire pour les prestataires médicaux, paramédicaux et administratifs. Pour la population, elle accordera gratuitement l'accès aux soins de santé. Donc, les responsables du DASH assurent qu'un tel plan peut être l'œuvre d'un partenariat public ou privé au moment où il prend en compte l'amélioration du système de santé en Haïti.
Oberde Charles
