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Mais moi, je vous dis : n’aimez pas les bandits… Défendez-vous contre ces vauriens.

Mais moi, je vous dis : n’aimez pas les bandits… Défendez-vous contre ces vauriens.



Ce n’était pas du poisson d’avril. Jeudi soir 1 avril de cette année, au moment de la célébration d’un service par Gospel Kreyol Ministry de l’Église Adventiste Galaad à Diquini 63, dans la commune de Carrefour, des bandits armés ont enlevé le pasteur Audalus Estimé, le pianiste Welmir Jean-Pierre et deux techniciens: Steven Jérôme et Franccisco Dorival. L’État, la Police nationale d’Haïti ainsi bien que la société n’avait rien faire pour freiner le dérapage du kidnapping qui d’ailleurs a trop duré.

Tout récemment, le dimanche 26 septembre, à la Première Église Baptiste de la rue de la Réunion, des malfrats avaient, non seulement assassiné le diacre Sylner Lafaille, mais ils avaient aussi enlevé son épouse Marie Marthe Laurent Lafaille. Comme d’habitude, la société ne dit rien.

Vu que la banalisation persiste, définitivement, les bandits ont pris goût à la sensation de tuer et d’enlever les serviteurs et les servants du Seigneur dans les églises. Ainsi, le dimanche dernier 3 octobre, habillés en uniforme de l’UDMO, une unité de la police nationale, des voyous, lourdement armés ont kidnappé le pasteur Jean Féret Michel dans son sanctuaire, Jesus Center à Delmas 29.

Et le samedi 9 octobre, c’était au tour de Dévariste Éliodor, pasteur principal de l’Église Méthodiste de Delmas 28 d’être kidnappé par des fils de vipères qui continuent d’échapper à la justice, tout simplement, par ce que « l’État est constitué de bandits légaux.»

Face à des cas de kidnappings spectaculaires dans les églises, peut-on continuer à prier et attendre que l’Éternel des armées et ses anges viennent combattre pour les chrétiens ou la question de savoir: à côté d’une bible et d’un chant d’espérance, les fidèles doivent-ils se posséder des armes à feu pour se défendre contre ses bandits qui sèment le deuil dans les familles haïtiennes? Bien sûr, cette question fait l’objet de débats. Mais on ne peut pas chercher à comprendre cette question, si on ignore que dans les temps anciens, les chrétiens avaient eu des armes pour se défendre.

Assez, on en a assez

Dans le texte, un chrétien peut-il posséder une arme? L’auteur écrit que « Les Apôtres, par exemple, possédaient des armes. La nuit où Jésus a été trahi, il a demandé à ses disciples d'apporter des épées. Ils en avaient deux et Jésus a affirmé que cela suffisait (Luc 22.37-39). Au moment de son arrestation, Pierre a coupé l'oreille d'un serviteur du grand-prêtre (Jean 18.10), mais Jésus l'a guéri instantanément (Luc 22.51) et a ordonné à Pierre de remettre son épée au fourreau (Jean 18.11). Il ne l’a pas blâmé pour le fait de posséder une arme, mais pour la manière dont il s'en est servi. »

Toujours dans le même texte, l’auteur poursuit pour dire : À une autre occasion, des soldats sont venus voir Jean-Baptiste afin d'être baptisés par lui. Quand ils lui ont demandé ce qu'ils devaient faire pour plaire à Dieu, il a répondu : « Ne commettez ni extorsion ni tort envers personne et contentez-vous de votre solde. » (Luc 3.14) Il ne leur a pas dit de quitter l’armée.

Il y a aussi David, qui louait Dieu, « qui exerce mes mains pour le combat, mes doigts pour la bataille » (Psaume 144.1). L'Ancien Testament contient de nombreux autres exemples d'hommes de Dieu qui possédaient des armes et s'en servaient, le plus souvent en temps de guerre.

Il est écrit dans (Matthieu 5.9) que les chrétiens sont appelés à être des artisans de paix. La grande question aujourd’hui, les chrétiens, doivent-ils continuer de faire la paix avec ces voyous qui sont supportés par des dirigeants insouciants, incapables et amis des l’injustice? Les pasteurs protestants, les prêtes catholiques et leurs fidèles, doivent-ils continuer à prier seulement, faire foi dans l’Exode 14: 14, ou pour se protéger, avoir leurs propres armes, comme savait le faire les chrétiens des temps anciens?

Puisque la bible n'interdit pas aux chrétiens de posséder des armes, donc à l’heure du kidnapping spectaculaire dans les églises, pour se protéger, à mon humble avis, je pense, mis à part d’une bible et d’un chant d’espérance, les chrétiens doivent se faire armer lors de leurs services d’adoration. Si les armes des criminels font peur aux chrétiens, au point de se demander parfois s’ils doivent aller à l’église un matin ou de rester chez eux pour prier, maintenant une fois armé, les armes à feu des chrétiens peuvent bien faire une balance et apporter la paix dans la cité, plus particulièrement dans les églises.

S’il y a des chrétiens qui possèdent des armes à feu pour ses services de chasse, militaire et policier, donc au moment où on prie Dieu, avoir des armes au sein d’une assemblée, avec la seule et unique motivation de se protéger personnellement ou de sécuriser le pasteur contre le kidnapping, n’est pas un péché.

Bien entendu, en possédant cette arme, le chrétien doit respecter les lois, notamment celles régissant le port d'armes à feu.

Donc, posséder une arme à feu ou une autre arme n'est clairement pas un péché. Il y a des contextes où cela peut être utile, ou même nécessaire ; mais en même temps, les chrétiens doivent examiner attentivement leurs motivations et leurs intentions. Ils doivent aussi respecter la législation locale.

Prof. Esau Jean-Baptiste




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