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La diplomatie aujourd’hui : un outil utilisé par les pays occidentaux pour combattre le développement des pays pauvres

La diplomatie aujourd’hui : un outil utilisé par les pays occidentaux pour combattre le développement des pays pauvres



Pourquoi est-il encore nécessaire de s’indigner et d’agir face à l’ingérence diplomatique ?

Si on en parle aujourd’hui, c’est que le problème est réel et persistant. Même si l’opinion des Haïtiens évolue d’année en année vers l’acceptation et la tolérance de l’ingérence diplomatique, les pratiques discriminatoires et les violations des droits de ce peuple sont restées récurrentes. Celles-ci sont valables pour ceux qui se retrouvent sur le territoire haïtien ou qui vivent ailleurs, particulièrement au sein des pays souvent déclarés être des amis d’Haïti. Ces derniers, qui s’érigent souvent en des donneurs de leçons de démocratie, de droit de l’homme, exigent souvent des états du tiers monde, incluant Haïti, d’établir chez eux ce que j’appelle l’état de droit « fantomatique ». Leurs pratiques diaboliques continuent à entraver le quotidien des Haïtiens partout où ils se retrouvent.

La Charte des Nations Unies, qui normalement a été adoptée par ces pays, dans son Préambule, établit comme objectif de « créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international ». La protection des droits de l’homme au sein des Nations unies est l’une des raisons de sa création, ce qui permet à tous les pays qui ont adopté cette Charte de se soumettre aux prescriptions de celle-ci. À titre d’exemple : le droit des peuples à se disposer d’eux-mêmes ce qui insinuerait l’exclusion totale d’ingérences des pays X dans les affaires intérieures des pays Y. Tandis que la réalité des relations diplomatiques actuelles entre les pays, plus spécialement entre les pays Nord/Sud, laisse croire le contraire. Ce qui nous amène à questionner les bénéficiaires réels de ces traités internationaux adoptés dans le cadre de l’Organisation des Nations-Unies.

Tenant compte de la notion de souveraineté des États, tous les pays devraient être capable de traiter, d’agir sur un même pied d’égalité. C’est-à-dire aucun pays ne devrait s’adjuger une place très supérieure par rapport à un autre, voire à le dicter quoi faire. Si l’on tient compte alors de l’expression « droit de l’homme » qui désigne les droits dits inhérents à la personne humaine, est-elle la norme ou la règle à laquelle chaque peuple indistinctement devrait se soumettre ? Ou une arme politique et parfois destructive utilisée par les puissants de ce monde, surnommés parfois le G7, G8 et G20. Les Droits de l’Homme, en ce sens, ne seraient-ils pas un instrument de domination utilisé pour tenir les pays les plus faibles ou plus pauvres dans la misère chronique à travers l’instabilité politique ?

À chacun sa petite idée ; mais aujourd’hui la preuve est bien claire que cet instrument est beaucoup plus utilisé à l’encontre des pays sous-développés comme un outil politique en lieu et place de stimulant des droits fondamentaux, nécessaires à la vie humaine.

Il est clair que les pays d’AFRIQUE et de la Caraïbe, spécialement Haïti, sont les principales victimes des agissements et l’ingérence de l’international dans leurs affaires intérieures.

Mais alors, quand est-ce que cette ingérence diplomatique à l’égard de ces pays notamment Haïti va s’arrêter ? Que doivent faire concrètement nos dirigeants pour regagner l’autonomie pleine et entière du pays ?

D’année en année, l’international continue à échouer Haïti dans sa quête de développement. Une pratique qui ne fait que plonger le pays encore plus dans la misère ; puisque d’ailleurs à constater que depuis qu’il commence à s’ingérer dans les affaires politiques de ce pays, il ne fait que troubler sa bonne marche et l’empêtrer davantage au fond du gouffre. Ce qu’il rejette dans son pays, il l’impose dans le nôtre comme la norme à respecter. Le cri de ce peuple aujourd’hui c’est de vous dire assez, assez à cette hypocrisie diplomatique, cette diplomatie de Colon qui tend à faire tomber et faire demeurer le pays aveuglément dans une dépendance économique, sociale et politique. Vous avez beau multiplier les échecs en tentant à chaque fois d’imposer au pays un système qui ne reflète pas sa vision du monde, son idéologie. Imposé au pays un système « capitaliste », « néolibérale » au profit des plus rusés (oligarques corrompus et politiciens asservis) et au détriment de la majorité du peuple haïtien. Ce qui est révoltant et inhumain.

Si ces pays savent comment semer le trouble dans le pays, ils doivent surement savoir aussi quels mécanismes devraient être mis en place afin de faire progresser le pays, le faire bouger pour aller à la rencontre des aspirations de son peuple.

Comme tous les autres pays sous-développés, Haïti est contrôlée, dirigée par un petit groupe qui est aussi soutenu par la plupart des pays occidentaux. Ce petit groupe dont on fait référence ci-dessus est le fer de lance de la dégradation du tissu économique du pays, il est le protégé des pays occidentaux.

Face à l’intolérance de laisser développer certains pays, ça a surgi l’immigration c’est ce qui a permis ces donneurs d’ordres d’attirer des mains d’œuvres de bonne qualité à de meilleurs prix, il s'adonne également à piller les ressources de ces pays.

Face à cette ingérence vis-à-vis des pays sous-développés, cela a poussé pas mal de gens à fuir le pays au péril de leurs vies.

La passivité et la cruauté de ces dirigeants qui n’ont pas su encadrer ses nationaux ont permis l’international occidental de faire connaître toutes sortes de misère et de maltraitance à ces migrants, et ceci après de longs parcours pour arriver là où ils espèrent pouvoir jouir le minimum de bien-être tant rêvés, souvent déçus, ces migrants ne font qu’assister leurs rêves qui défilent devant eux sans pouvoir les attraper, car ces pays d'accueil ne font que piétiner leur droit bien qu’ils prônent souvent la l’égalité des droits.

Cette diplomatie de misère qu’exercent les pays occidentaux fait obstruction à tout processus de développement des pays du tiers monde. Il semble que le développement de ces pays notamment Haïti laissera des goûts amers dans la bouche des dits pays amis d’Haïti. Haïti, étant que première République noire avait lutté pour deux principales valeurs universelles qui sont : la liberté et l’égalité de tout homme au-delà de toute couleur et de toute ethnicité, ne devrait pas être aujourd’hui l’objet de destruction. Alors on peut se demander pourquoi? Le développement d’Haïti représente-t-il une menace aux yeux des puissants de ce monde?

Aujourd’hui tout le monde constate que la diplomatie, ce mécanisme qui a été institué dans le but de faciliter un meilleur rapport entre les pays, est détournée de sa mission première. De nos jours, on s’en sert de préférence pour contrôler les pays les plus faibles. Ce qui est une honte pour l’humanité, pour l’ONU institution créée pour contrôler et garantir les acquis et les prescriptions des traités. La diplomatie de nos jours se résume à faire appliquer l’inacceptable de son pays dans d'autres pays. Des pays ont ratifié des traités et ne les appliquent pas. Le pire c’est qu’ils essaient toujours de convaincre le monde que ce sont eux qui engendrent la stabilité mondiale et qui mettent en avant la valeur des êtres humains (la démocratie, l’état de droit, etc. Comme disait un auteur dans le développement théorique à contre-courant au droit de l’homme et libertés fondamentales, une contestation des droits de l’homme post-révolution, Joseph de Maistre, conteste l’idée de droits de l’homme qui auraient une dimension universelle : « selon lui, il n’y a pas d’homme dans le monde. J’ai vu des Français, des Italiens, des Russes, etc. (…) mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir jamais rencontré de ma vie ». Jusqu’à quand cette ingérence diplomatique va-t-elle être cessée ? Et aussi quel intérêt a un pays de maintenir un autre dans le sous-développement ?
Dieu le sait….. Les démons ne le croient pas!
Mais……Enfin, le jour viendra et l’heure sonnera, où le soleil brillera autrement sur Haïti.


Auteur :
Mackendy JEAN FRANÇOIS
Juriste, Étudiant en Master justice, procès et procédure.
Université de Guyane

Avec la collaboration de :

Wilno CHARLES, conseiller
Roodcheed DESROSIERS, conseiller




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