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La nouvelle année scolaire est lancée dans le grand sud, selon le MENFP

La nouvelle année scolaire est lancée dans le grand sud, selon le MENFP



Comme prévu, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a procédé à la relance des activités scolaires dans le Grand Sud, le 4 octobre 2021, en présence des partenaires de la communauté éducative et de la coopération internationale. Une rentrée placée encore sous le signe de la solidarité. Elle sera progressive, a souligné la titulaire du MENFP, Marie Lucie Joseph, ajoutant que la première semaine sera consacrée aux interventions psychosociales en vue d’atténuer les effets du séisme dévastateur sur le mental des élèves.

« Gran Sid ap kanpe ankò paske moun nan Gran Sid gen volonte pou travay ! » ; « Il nous faut du courage, de la détermination, de la créativité pour reconstruire les écoles détruites dans le Grand Sud ; il faut de la volonté la plus assurée pour débarrasser élèves et enseignants du choc psychologique de ce tremblement de terre qui a détruit des vies, des biens et des amitiés, les unes plus intenses que les autres », c’est en ces termes que la ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle s’est adressée à la communauté éducative en procédant à la réouverture des classes dans le Grand Sud, ce premier lundi du mois d’octobre, conformément au calendrier remanié de l’année académique 2021-2022 du MENFP.

Madame Marie Lucie Joseph a, une fois de plus, insisté sur l’esprit de solidarité qui doit guider nos actions en ces temps difficiles, après le séisme dévastateur du 14 août écoulé.

La cérémonie symbolique, tenue dans la métropole du Sud (Cayes) à l’école Sainte Anne a réuni, notamment, Sofia Loréus, ministre à la Condition féminine, chargée de la coordination de l’action gouvernementale dans le département du Sud ; Bruno Maes, représentant résident de l’UNICEF en Haïti ; Jean Millord Dorval, directeur départemental d’éducation du Sud, et ses adjoints ; Marie Michèle Sylvie Rameau, mairesse des Cayes ; Jeanjean Roosevelt, ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF et plusieurs centaines d’élèves.

Parallèlement, le Directeur de cabinet de la ministre Joseph, Ecclésiaste Télémaque, lançait la même opération dans la Grande-Anse à Jérémie et le directeur général, Dr Meniol JEUNE, dans les Nippes à Miragoane, en présence des autorités locales et des membres de la communauté éducative.

Pour la ministre Joseph, il s’agit d’un moment crucial qui appelle au coude-à-coude fraternel afin de construire des espaces convenables pour accueillir les enfants habités par l’envie de revenir en classe.

Redonner espoir à la population

La ministre de l’Education nationale dit être consciente, comme tout le monde, que cette rentrée ne se fait pas dans les conditions souhaitées, tant la catastrophe causée par le séisme est considérable, tant les interventions à faire sont colossales. Mais cette sinistre réalité ne sera pas à même de bloquer les initiatives du gouvernement décidé à redonner de l’espoir à la population par la relance des activités socio-économiques. Il nous faut du courage, de la détermination, de la créativité pour reconstruire les écoles détruites dans le Grand Sud ; il faut de la volonté la plus assurée pour débarrasser élèves et enseignants du choc psychologique de ce tremblement de terre qui a détruit des vies, des biens et des amitiés, les unes plus intenses que les autres.
Cette réhabilitation physique, économique, sociale et émotionnelle suppose un travail collectif qui doit mobiliser de mains intelligentes sous le leadership de l’Etat, soutenu par la société civile nationale et les partenaires de la coopération internationale, a indiqué le numéro Un du MENFP.

« Gran Sid blese ! Gran Sid devaste ! Gran Sid nan soufrans ! Men Gran Sid vivan ! Grand Sid ap kanpe ankò paske moun nan Gran Sid gen kouraj ! Gran Sid ap kanpe ankò paske moun nan Gran Sid gen volonte pou travay ! Grand Sid ap kanpe ankò ak enèji epi èd tout peyi a ! Gran Sid ap kanpe ak enèji epi èd tout patnè teknik ak finansye Ayiti yo. Nou tout ki la a, mwen di nou mèsi pou sa nou fè deja pou sistèm edikatif la; mwen di nou nou mèsi davans pou sa nou pral fè nan tèt kole avèk gouvènman an, nan tèt kole avèk aktè nan tout lokalite yo », a poursuivi la ministre Marie Lucie Joseph qui a observé à l’occasion une minute de recueillement en mémoire de tous celles et de tous ceux qui n’ont pas survécu à la violence du séisme du 14 août 2021.
Une rentrée progressive et solidaire.

Dans le cadre de son intervention, la ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle a rappelé que la rentrée scolaire dans les départements gravement affectés par le séisme sera progressive, le temps de remettre en état de service de nombreux établissements scolaires. En attendant, les écoles dont les locaux n’ont pas été endommagés sont encouragées à accueillir celles ne disposant plus de bâtiments. Ce sera une manière d’entrer dans cette solidarité éducative.

Dans la foulée, la ministre est revenue sur le programme qui fournira un accompagnement psychosocial aux élèves et enseignants qui ont besoin de se soustraire au poids des blessures émotionnelles causées par cette catastrophe.

Le premier responsable d’éducation dans le pays a, par ailleurs, annoncé qu’un programme de renforcement pédagogique devant contribuer à récupérer les heures de cours perdues par rapport à leurs camarades dans le reste du pays, sera lancé à l’intention des élèves du Grand Sud. Cette action se fera avec l’appui des directions techniques et départementales concernées.

La ministre Joseph en a profité pour saluer les parents qui ont fait tout leur possible pour accompagner les enfants pour la rentrée scolaire.

Elle les encourage à s’impliquer sans retenue dans la reconstruction des écoles, en particulier, et du Grand Sud, en général. Elle a aussi adressé des mots d’encouragement aux enseignants qui auront à donner toute la mesure de leur savoir-faire pour motiver les enfants à l’apprentissage.

Mobiliser les ressources pour la reconstruction

La ministre à la Condition féminine, en sa qualité de coordonnatrice de l’action du gouvernement dans le département du Sud a rassuré les acteurs locaux de la chaine éducative quant à la détermination des autorités à apporter des réponses plus adaptées et plus durables aux problèmes engendrés par la catastrophe du 14 août. Le gouvernement s’active à mobiliser des ressources dans l’idée d’accélérer la réponse aux besoins des populations sinistrées, a soutenu Sofia Loréus qui croit qu’il est venu le temps des grandes actions ordonnées capables d’inaugurer les chantiers de la reconstruction. C’est de cette manière que nous parviendrons à reprendre confiance en nous-mêmes et préparer sereinement le futur de ce pays, a-t-elle indiqué en substance.

« Si la rentrée est difficile, je suis sûre que la récolte sera belle », a fait remarquer la ministre Sofia Loréus faisant également office de représentante du Premier ministre Ariel Henry dans le département du Sud.

Malgré le topo tragique de la situation post séisme dessiné à grands traits, la maire de la ville des Cayes, Marie Michèle Sylvie Rameau, dit croire que le Grand Sud finira par se relever moyennant que l’Etat central apporte les ressources nécessaires, définit un cadre stratégique d’actions, et finit par créer, en soutien avec les autorités municipales et la société civile locale, un environnement qui permet aux populations de se remettre debout graduellement, mais assurément.

Une rentrée nécessaire malgré les difficultés

« Dans le contexte haïtien, chaque jour en dehors de la classe met les enfants plus en danger de violence, d’abus, des pires formes de travail et de migration forcée », a affirmé le représentant de l’UNICEF en Haïti qui estime de bon ton d’effectuer cette rentrée scolaire dans le Grand Sud.

Bruno Maes demeure convaincu que « plus les enfants attendent, plus il sera difficile de les faire revenir sur les bancs de l’école (…) ». De son point de vue, au-delà de l’apprentissage, le retour à l’école surtout après une catastrophe naturelle traduirait aussi des retrouvailles amicales, le retour à la normalité de la vie sociale, ce qui suppose la réécriture d’une nouvelle page de vie pleine d’espoir, à travers le jeu et un flux interactions réconfortantes.

Le premier responsable du Fonds des nations unies pour l’enfance en Haïti a fait mention de la nécessité pour tous les partenaires de la coopération technique et financière de soutenir le gouvernement haïtien dans sa démarche. Il faut faire en sorte que tous les enfants puissent jouir du droit à l’éducation, en toutes circonstances et sans entrave aucune, a insisté Bruno Maes.

Samytha Therassant, élève de Secondaire 4, prenant la parole au nom de ses camarades, a chaleureusement remercié la ministre Marie Lucie Joseph du choix de l’école Sainte-Anne des Cayes comme hôte de la cérémonie de lancement de l’année scolaire dans le Sud. Par esprit de solidarité, elle a eu une pensée spéciale pour les élèves qui auront à patienter des semaines avant de pouvoir revenir à l’école. Elle espère que grâce à la diligence des autorités concernées, la patience de ces écoliers sera récompensée.

La cérémonie s’est terminée avec la prestation de Jeanjean Roosevelt. Cet artiste, ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF, a interprété sa chanson : « Nou vle menm lekòl ». Un hymne de louange d’une école républicaine haïtienne. C’est dans cette ambiance que la ministre Marie Lucie Joseph a distribué des kits scolaires aux élèves. Une opération que la direction de l’école est chargée de poursuivre dans le courant de la première semaine de la rentrée scolaire.

Moins d’une heure après cette cérémonie, la ministre de l’Education nationale a visité deux chantiers en cours en vue de l’implantation des structures semi-permanentes pour accueillir dans quelques jours les élèves.

Dans les Nippes, retour à l’école progressif mais inclusif

Dans les Nippes, la cérémonie de la rentrée scolaire s’est déroulée au lycée des Jeunes filles de Miragoâne réservée à l’occasion aux élèves de l’école nationale de la ville. La cérémonie a été placée sous la houlette de la ministre du Tourisme, Cassandra François, ministre déléguée dans les Nippes. Elle était assistée du directeur général du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Dr. Meniol Jeune, qui était accompagné de Nelson Pierre, coordonnateur à la Direction générale du MENFP et du directeur départemental de l’éducation des Nippes, Odel Joseph.

Unanimement, ces autorités ont mis en avant les efforts déployés en continu par le gouvernement pour faciliter le retour des enfants à l’école. Le cap sera maintenu, l’élan renforcé dans l’idée de faire en sorte que ce retour progressif à l’école ne laisse personne de côté.

Aux élèves, aux parents et aux enseignants, le directeur général du ministère a salué l’ensemble des acteurs de la communauté éducative en les appelant à contribuer à la réussite de l’année scolaire. Au terme de la cérémonie, des kits scolaires ont été distribués aux élèves présents.

Le retour à l’école, une nécessité incontournable

Dans la Grande-Anase, la cérémonie officielle de la rentrée s’est déroulée au Foyer culturel Mgr Willy Romulus (Jérémie), en présence, entre autres, du directeur de cabinet de la ministre de l’Education nationale, Ecclésiaste Thélémaque, d’un autre membre de cabinet, Hudson Jean-Baptiste, du directeur départemental d’éducation de la Grand’Anse, M. Jean Ernso Dauphin, des éducateurs, des parents et des élèves.

Tous les intervenants ayant pris la parole à cette occasion, estiment que c’est une nécessité incontournable que l’école reprenne ses droits dans la région, en dépit des difficultés. Selon eux, l’apprentissage ne doit pas s’arrêter. Chaque enfant a droit à l’éducation qui, précisent-ils, élève l’homme à la dignité de son être.

Ecclésiaste Thélémaque qui présidait la cérémonie dans le département de la Grand’Anse, visiblement affaissé aux effets dévastateurs du séisme, a exprimé ses vœux pour une année scolaire réussie.

Selon le directeur de cabinet, il s’agit d’une rentrée progressive qui commence par un appui psycho-social aux enfants et aux enseignants. On prévoit également des exercices de simulation en classe, aux fins d’inculquer chez les enfants un comportement responsable en cas d’un cataclysme de ce genre.

Tout en mettant l’accent sur la solidarité éducative, tenant compte de l’ampleur des dégâts relevés dans de nombreuses écoles du département, M. Thélémaque a indiqué que le ministère a deux préoccupations majeures pour cette rentrée à savoir : faire retourner les enfants sur les bancs de l’école, mais aussi les sécuriser contre toute éventuelle catastrophe.

Plaçant quelques mots en la circonstance, Brice Saintil qui représentait l’UNICEF à la cérémonie, a insisté sur le droit à l’éducation qui, dit-il, est fondamental pour l’avenir de la nation. Selon lui, on doit continuer à croire et à investir dans l’éducation, en dépit des contextes difficiles.

A noter qu’environ 120 kits pédagogiques et 7 000 kits scolaires ont été distribués à des directions d’école et des élèves du département dans le souci de faciliter l’exercice enseignement/apprentissage. Une distribution rendue possible grâce à un support de l’UNICEF.




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