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L’évangile du vaccin

L’évangile du vaccin



« Je vous le dis, en vérité, si quelqu’un ne se fait pas rapidement vacciner contre la Covid 19, il entrera à jamais dans le royaume des morts ». Un humoriste

Depuis Hippocrate, le père de la médecine occidentale, il est admis, surtout en période épidémique, qu’il faut traiter les malades et protéger les bien-portants, notamment ceux qui sont les plus à risque de contracter la pathologie, et surtout, d’en mourir. Traiter et prévenir, tels sont les deux éléments fondamentaux du diptyque thérapeutique. Empêcher les gens de décéder, et à défaut, de souffrir, tout en nuisant le moins possible, telle est, et devrait être la mission prioritaire de celui ou celle qui a prêté le serment hippocratique. La médecine s’avère avant tout une technique empirique reposant essentiellement sur l’expérience et l’observation. Elle est donc à la fois scientifique et pragmatique. Soigner et traiter d’abord ; théoriser ensuite. Dans les cas d’extrême urgence, l’on peut même s’affranchir des normes, de l’orthodoxie scientifique, ceci au nom de la vie. Les auteurs des grandes découvertes sont généralement ceux qui ont su sortir des sentiers battus. Il semblerait toutefois que le SARS-Cov-2, apparu en Chine , à Wuhan, en décembre 2019 ait fait voler en éclats ces principes millénaires issus du gros bon sens.

Les différents types de prévention

Dans le domaine de la santé publique, l’on distingue essentiellement trois grands types de prévention : la prévention primaire, secondaire et tertiaire.

La prévention primaire consiste à diminuer l’incidence c’est-à-dire l’apparition de nouveaux cas d’une maladie dans une population donnée. A la fois individuelle et collective, elle intervient très largement dans la vie quotidienne des gens, sur leurs comportements et habitudes de vie, leur environnement physique, psychologique, social, économique et même politique. La prévention primaire dépend beaucoup plus des autres acteurs de la vie sociale que du secteur médico-sanitaire. Dans le cadre de la Covid 19, la distanciation physique, le port du masque, le lavage/nettoyage des mains, la limitation des grands rassemblements, le confinement, autant de mesures de prévention dite primaire. La vaccination, notamment celle des enfants, bien qu’étant un acte technique et médical, est classée également, à tort ou à raison, dans la catégorie « prévention primaire ».

La prévention secondaire, par contre, vise à diminuer la prévalence, c’est-à-dire le nombre total de cas dans la population. Il s’agit d’empêcher la propagation de la pathologie. A cet effet, elle dispose de deux moyens fondamentaux et interdépendants : le dépistage (diagnostic) et le traitement précoces. Dans le cas de la pandémie actuelle, les tests les plus précis sont le PCR (en anglais : Polymerase Chain Reaction) et les tests antigéniques qui identifient le virus ou ses fragments, ou encore son génome (ARN) dans les voies respiratoires (narines, pharynx, bronches). Le résultat peut être obtenu en 2 ou 3 heures dans les pays avancés. En Haïti et dans les États dits en voie de développement, il faut un minimum de 48 heures. Le coût est élevé et prohibitif : environ 100$ US. Il existe également des tests rapides, peu fiables, qui détectent les anticorps développés par l’organisme en réaction au virus. Ce sont les témoins indirects de l’infection.

Le traitement précoce constitue le corollaire obligé du dépistage . Nous parlons ici du traitement étiologique lequel consiste à utiliser un ou des antibiotique (s) en vue de détruire la cause du mal, en l’occurrence le virus. Ceci permet de « casser la chaine de transmission de la maladie » pour utiliser le jargon imagé de la santé publique. Le traitement étiologique diffère du traitement supportif ou symptomatique lequel cherche uniquement à calmer les symptômes, à alléger la souffrance. Dans le cadre de la pandémie actuelle, certaines molécules dotées d’une bonne capacité de pénétration cellulaire et de destruction virale, du moins in vitro, ont été utilisés expérimentalement par de grands chercheurs et infectiologues d’expérience dans le cadre d’essais cliniques. Bien que théoriquement, elles ne soient pas des antiviraux, certaines ont déjà donné de bons résultats contre d’autres coronavirus et même, paradoxalement, dans le traitement d’autres pathologies non infectieuses telles les maladies dites auto-immunes. Parmi ces drogues, citons deux antiparasitaires : la chloroquine (forme hydroxy) et l’ivermectine. Peu coûteuses, elles sont quasiment dénuées d’effets secondaires importants, à un point tel qu’elles sont classées depuis un siècle et plus, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans la liste des « médicaments essentiels ». Elles sont souvent administrées largement dans les pays en voie de développement par de simples agents communautaires. Dans les essais thérapeutiques contre la Covid 19, l’on associe généralement l’hydroxychloroquine ou l’ivermectine à un antibactérien du groupe des macrolides, notamment l’azithromycine (assez lourd) ou un autre de la même famille, mais beaucoup plus anodin comme l’érythromycine. L’ivermectine peut s’utiliser seule.

Quant à la prévention tertiaire, elle vise à prévenir les conséquences, les complications ou les séquelles de la maladie. Pour la Covid 19, il s’agit surtout de l’insuffisance respiratoire, de l’insuffisance rénale, de la septicémie (infection généralisée), et de l’inflammation généralisée. On peut y ajouter la perte, généralement provisoire, de l’odorat (anosmie) ou du goût (agueusie).

Petite chronique de la réponse à la pandémie

L’histoire de la réponse à la pandémie de Sars Cov2 a comporté trois grandes phases :
1) une première, caractérisée par le contrôle et la fermeture des frontières
2) une deuxième qui est celle du dépistage précoce, des essais thérapeutiques et du développement des vaccins
3) une troisième : celle, actuelle, du vaccin-panacée
Durant la première phase, chaque pays s’évertue, par tous les moyens, à empêcher la pénétration du nouveau virus sur son territoire. L’on a recours à la vieille stratégie médiévale de la quarantaine. C’est aussi la période de la mise au point et de l’affinement des tests diagnostiques.

La deuxième phase se caractérise par la prévention primaire sur fond d’autoritarisme et par l’utilisation systématique du test PCR dans le contrôle des frontières et la gestion locale de l’épidémie. C’est aussi la période où s’affrontent, dans une guerre sans merci, les partisans de la chloroquine et de l’ivermectine d’un côté, et de l’autre, la grande industrie pharmaceutique qui promeut d’abord le remdesivir (prouvé inefficace par la suite), ensuite les vaccins, en soudoyant la presse, le secteur médical et certaines grandes revues scientifiques et institutions internationales. Quant à la vieille chloroquine, largement et officiellement administrée contre la malaria pendant près d’un siècle, elle est devenue subitement une drogue dangereuse, interdite de prescription. En l’absence d’un traitement antiviral officiellement validé, les sujets avec atteinte mineure, sont renvoyés chez eux sous traitement symptomatique exclusif avec injonction de respecter, dans leur foyer, les mesures-barrières et de distanciation physique difficilement applicables en contexte familial, particulièrement dans les pays à logement précaire et forte densité de population. La contamination explose. Un grand nombre de malades aboutit à l’hôpital et décède. L’épidémie de peur, orchestrée par les médias alarmistes diffusant quotidiennement le nombre de personnes infectées, vient aggraver la pandémie.

La troisième phase de cette pandémie est celle du vaccin, solution unique et imposée progressivement par les nations du nord. Elle devient de plus en plus incontournable pour traverser les frontières et même, dans certains pays, pour obtenir et conerver un emploi. L’on se dirige vers le pass ou même le passeport sanitaire. Pourtant, la vaccination de masse en période épidémique, serait, selon certains scientifiques, la cause de la dissémination dans la population, de nouveaux variants plus virulents et mortels, en focalisant la réaction immunitaire sur la souche vaccinale. Selon les sources officielles, par contre, elle protégerait, de préférence, la population en créant une immunité de masse, d’où la nécessité de vacciner tout un chacun, y compris les jeunes et les enfants qui pourtant, décèdent très rarement de la maladie. Entretemps, l’ivermectine, inoffensive, « non recommandée » à l’instar des médicaments traditionnels, poursuit lentement sa course et semble s’imposer de plus en plus comme un outil précoce à la fois préventif et curatif …

Traiter et prévenir ou bien : prévenir sans traiter ?

Découverte en 1796 par le médecin anglais Eward Jenner, étudiée et développée au XIXème siècle par le chimiste français Louis Pasteur et d’autres, la vaccination reste et demeure un élément important dans la lutte contre les maladies, contre les épidémies. Cet acte à la fois médical, social et politique, s’est très souvent heurté à la méfiance, voire à la résistance des populations. L’ériger aujourd’hui en panacée, écarter d’un revers de main, tout traitement, l’imposer par la force et la peur au lieu d’expliquer et convaincre, constituent une erreur grave, même s’il faut absolument relancer l’économie. Nul ne saurait nier que, malgré toutes les précautions prises, cette floraison de vaccins a été produite à une vitesse éclair en raccourcissant les différentes étapes, et que nous manquons de recul pour apprécier notamment certains effets à long terme. La balance risque/bénéfice est certes en faveur du vaccin dans les pays développés en raison des maladies chroniques (comorbidité) liées à une population vieille. Cela n’exclut pas néanmoins le consentement informé. Les pays peu frappés, comme Haïti avec un nombre limité de décès (535 au total, à date) devraient adapter la réponse à leur réalité. Les vaccins commencent à être disponibles chez nous. Il est dommage qu’il n’y ait que deux groupes constitués de médecins, de patients et de professionnels d’autres disciplines à organiser virtuellement des débats scientifiques ouverts sur la réponse locale à l’épidémie (vaccins et traitement précoce). Il s’agit du Forum Médico-Chirurgical (FMC) et du Groupe de Traitement Précoce de la Covid (GTPC)

Dr Erold JOSEPH
Courriels: eroldjoseph2002@yahoo.fr et eroldjoseph2002@gmail.com




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