RTPacific Contact Avis
 
26.3° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

L’exemple Mandela

L’exemple Mandela



Du haut de ses cent deux ans d’existence, car étant né le 18 juillet 1918, et même après sa mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela, encore très vivant dans l’histoire universelle et les enseignements de la sagesse politique, nous a laissé un ensemble de messages et des leçons encore d’actualité.

Dans cette bataille que les Haïtiens livrent pratiquement chaque jour sur tous les fronts, Mandela nous dit que : « la plus grande victoire de l’existence ne consiste pas à ne jamais tomber, mais à se révéler après chaque chute ». Tels sont les leçons enseignées par ce frère africain et ancien combattant pour la dignité, qui nous suit de loin et continue de nous rappeler que : « le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de vaincre ce qui fait peur. »

Dans l’impossibilité pour Haïti de rattraper ce modèle de citoyen visionnaire, l’héritage de ce type de leadership imprimé par le personnage charismatique de Nelson Mandela, nous ne pouvons que nous contenter de rappeler quelques-unes des citations de ce dernier, à ceux et celles qui se disent ou se reconnaissent dans les rangs des leaders et la peau des dirigeants haïtiens actuels et futurs.

D’entrée de jeu, il faudrait rappeler à qui veut l’entendre, que Nelson Mandela n’a jamais été un saint. Cela dit, ses 27 années et plus, passées en
prison, faisaient partie des revers politiques temporels de son engagement
social et politique sur tous les fronts, en utilisant à la fois la force dialectique
des discours politiques, la mobilisation des manifestations pacifiques et
parallèlement des luttes armées, pour renverser l’ordre dictatorial et raciste
imposé par le régime de l’apartheid en Afrique du Sud contre les Noirs.

Dans la situation actuelle d’Haïti, qui vient de commémorer le deuxième
anniversaire du temps de « pays-lock », le 7 juillet 2020, il semblerait que
certains des groupes influents ou très intelligents en Haïti, se sont déjà
inspirés de certaines sagesses qui portent le souffle de Madiba, pour devenir
plus forts, pour se formaliser ou pour prendre la forme du vase !

Nelson Mandela disait que: « pour faire la paix avec un ennemi, on doit
travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé ». N’est-ce
pas une belle leçon pas toujours apprise par les partis de l’opposition
politique ? Un enseignement traduisant dans un autre sens la logique de «
l’union fait la force », écrite plus de deux siècles plus tôt par les Pères
fondateurs de la Patrie, pour gagner les dernières batailles ayant conduit à
la victoire finale le 18 novembre 1803, pour la libération des anciens
esclaves, l’indépendance du territoire des puissances coloniales et la
création du nouvel État, Haïti.

Dans son plaidoyer pour la dignité humaine, Mandela nous a également
rappelé que : « toute personne, partout dans le monde, a le droit de vivre
dans la dignité, libre de toute crainte et de toute oppression, libérée de la
faim et de la soif…». Or, la réalité haïtienne nous prouve souvent bien le
contraire en ces temps de peur contagieuse et de pertes des repères pour
pouvoir jouir de certains droits parmi les plus élémentaires.

Dans quelle langue les familles haïtiennes évoluant dans les quartiers les
plus vulnérables, comme celles ne disposant pas d’armes et de voitures
blindées pour se protéger, doivent-elles communiquer, crier, hurler ou
supplier les anciens et nouveaux bourreaux, pour les inviter à comprendre
que : « si vous parlez à un homme dans une langue qu’il ne comprend pas,
vous parlez à sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, vous parlez à son
cœur ».

Dans l’impossibilité de continuer à faire croire aux familles haïtiennes les
plus démunies que demain sera meilleur, on ne peut qu’emprunter deux des
sagesses utilisées par Mandela dans la vie réelle, selon laquelle : «
l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Et, « Un
gagnant est un rêveur qui n’abandonne jamais », pour tenter de faire comprendre aux jeunes de nos jours l’importance d’une bonne gestion
stratégique du temps, investi entre les connaissances et la résistance pour
surmonter les défis du moment et changer le monde de demain.

De l’éducation à la culture pour changer l’ordre des choses, c’est « En
faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en
faire autant », pour reprendre les propos de cet ancien prisonnier politique
très cultivé et initié dans les savoirs, les sagesses et les secrets, avant de
devenir homme d’État et leader planétaire.

Dominique Domerçant




Articles connexes


Afficher plus [1286]