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Une réforme dans l’impasse!

Une réforme dans l’impasse!



Le Président américain Joe Biden avait promis de jeter dans les poubelles de l’Histoire, la politique migratoire qualifiée de honteuse de l’ancien locataire de la Maison-Blanche Donald Trump. Liant le geste à la parole, il a pris une série de décrets mettant fin au « travel ban » contre certaines nations musulmanes et en faveur de la régularisation chaque année de 150.000 immigrants sans papiers.

Pour l’aile progressiste du parti démocrate, soutenue par certains syndicats de la région sud du pays, il faut sauvegarder certains des fondamentaux de cette nation qui s’est justement forgée à travers l’immigration venue de partout dans le monde.

Le « melting pot » américain a toujours fait partie du « soft power » de ce pays, vu à travers le monde comme une terre d’opportunités. Redonner une couche de vernis protectrice à la statue de la Liberté est en quelque sorte la mission que s’est donnée le nouveau président au pouvoir depuis le 20 janvier à Washington. Le rêve américain s’incarne donc dans la « Cité mythique » au sommet du monde qui, « from the mountain to the river », regorge de richesses.

Déjà en janvier 2004, face aux défis humanitaires qui se posaient à la frontière mexicaine, le président Georges Bush proposa d’octroyer une carte de séjour à tous les immigrants qui occupaient un emploi non désiré par des Américains. Toutefois, la controverse sur une éventuelle « menace hispanique » portée par un intellectuel de renom Samuel Huttington avait déclenché une tempête médiatique qui a abouti à la création de milices privées pour la sécurité de la frontière avec le Mexique.

Ces nouveaux croisés post-modernes avaient décidé de corriger ce qu’ils ont qualifié de « laxisme » de l’État fédéral sur une grave question de sécurité nationale. En 2005, le projet de loi sur la protection des frontières et l’anti-terrorisme avait pour objectif de déporter massivement plus de 11 millions de clandestins et de « bombarder » du statut de criminel tout immigrant sans papier.

Cette loi eu un effet boomerang dans la communauté latino qui s’était mobilisée pour la mettre en échec.

Il a fallu l’arrivée au pouvoir du président Trump pour voir se déployer tout un dispositif anti-migratoire soutenu par une pléiade de juges conservateurs. Une politique sans concession qui provoqua un véritable désastre humanitaire à la frontière. L’érection d’un mur d’une totale étanchéité fut le rêve caressé par celui qui s’auto-proclamait le premier défenseur de l’Amérique.

La nouvelle administration devait donc enlever cette balafre au visage d’une Amérique réputée terre de migrants. Toutefois, la politique censée plus clémente de Joe Biden se heurte brutalement aux réalités morbides du sous-continent.

On accuse aujourd’hui le chef de l’État américain de provoquer un appel d’air aux frontières américaines face au flot ininterrompu de réfugiés qui veulent fuir la misère et l’insécurité dans leurs pays.

Les solutions à cette « ascension païenne » vers la terre promise ne peuvent pas se trouver uniquement dans la construction de murs ou des lois discriminatoires. Elles ne relèvent pas non plus uniquement de la seule politique intérieure américaine, mais de la situation désastreuse de nos pays ravagés par la corruption, l’insécurité et la gouvernance brutale.

Roody Edmé




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