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Insécurité : l’ADIH alerte sur la gravité de la situation, et appelle la BRH à alléger ses mesures pour permettre aux entrepreneurs de respirer un peu

Insécurité : l’ADIH alerte sur la gravité de la situation, et appelle la BRH à alléger ses mesures pour permettre aux entrepreneurs de respirer un peu



La situation sécuritaire gagne du terrain. Tous les secteurs de la vie nationale sont livrés aux mains de gangs armés, la vie des gens et les biens ne sont pas épargnés aux actes banditisme. Alarmé, l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) dans une note de presse publiée en date du mardi 29 juin 2021, insiste et invite les acteurs concernés à s’asseoir dans le cadre d’un dialogue inclusif pour trouver une issue à la crise, afin d’éviter d’éventuelles émeutes de la faim, des attaques effrénées et ciblées, et des guerres entre différentes franges de la société.

Pour une nouvelle fois, l’ADIH exprime ses préoccupations face aux actes d’insécurité qui s’accélère en Haïti. Après avoir exhorté le gouvernement haïtien à prendre ses responsabilités pour rétablir la paix dans le pays, l’association patronale dans deux nouvelles publications, alerte sur la gravité de la situation, et appelle la BRH à alléger ses mesures pour permettre aux entrepreneurs de souffler un peu dans l’attente de la stabilité de la situation socio-économique du pays.

En effet, dans une correspondance datée du lundi 28 juin 2021, l’Association des Industries d’Haïti, dont Wilhelm Lemke est le président, fait appelle à la Banque de la République Haïti (BRH) pour lui demander d’accompagner les entrepreneurs haïtiens en cette période douloureuse.

Parlant des mesures d’accompagnement, l’ADIH invite la BRH à réduire les taux directeurs, à baisser son taux de refinancement pour diminuer le coût d’accès à la liquidité, de diminuer les coefficients de réserve obligatoire de manière à rendre moins coûteuse pour les banques la captation des ressources et l’octroi de crédits, puis renoncer aux frais de virements bancaires. Tous ceux-ci, explique l’ADIH, visent à alléger les coûts financiers des entreprises dans un environnement marqué par la crise économique.

En outre, l’ADIH par l’entremise de cette lettre, plaide en faveur de l’allègement des conditions de recouvrement des prêts de la clientèle pour les huit (8) prochains mois et le relèvement des limites de transactions effectuées à travers les services de paiement mobile,

Aussi bien, l’ADIH encourage la BRH à réduire ses taux directeurs en vue de baisser les taux d’intérêt sur les prêts et qu’elle renonce aux frais relatifs aux virements interbancaires (SPIH) pouvant réduire les coûts de transactions pour la clientèle.

Quant à sa note datée du 29 juin 2021, on a pu constater que l’ADIH est alarmée par l’allure que prend la crise sociopolitique et économique que connait le pays. Une crise qui d’après ladite association, est caractérisée par la dégradation de la situation sécuritaire, le manque de dialogue, la perte de contrôle progressive de certaines zones géographiques, dont Martissant, Bas-Delmas, Cite-Soleil, Croix-des-Bouquets, entre autres…

Consternée, l’ADIH déplore avec véhémence ses troubles qui plongent le pays dans un chaos sans précédent. Par ailleurs, elle soutient pour expliquer que cette situation pèse très lourd sur le secteur des affaires, car un ensemble d’entreprises tombent en faillite et se trouvent dans l’obligation de renvoyer leurs personnels.

À en croire l’ADIH, le plus grand pourvoyeur d’emplois du secteur prive formel, à savoir l’industrie textile, il a perdu près de 5 000 emplois, l’année dernière, avec la fermeture de « H&H Apparel S.A », à Carrefour. Quant à l’entreprise « Elansa S.A et interamericain wovens S.A » fonctionnant à Port-au-Prince, les informations laissent croire qu’elle vient de perdre 2 200 emplois cette semaine. Et en raison de l’insécurité qui s’est fermement installé et de la pénurie récurrente de carburant, d’autres usines risquent d’interrompre leurs activités, avertit l’ADIH.

Alors, pour éviter de nouvelles attaques effrénées et ciblées, d’éventuelle émeute de la faim, l’ADIH invite les acteurs concernés à s’asseoir dans le cadre d’un dialogue inclusif pour trouver une issue à la crise.

Peterson Jean Gilles




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