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La septième édition de Nuit blanche à Port-au-Prince : un pari réussi

La septième édition de Nuit blanche à Port-au-Prince : un pari réussi



La septième édition de Nuit blanche à Port-au-Prince s’est tenue le samedi 28 novembre 2020 à l’hôtel Olofsson. Dans un contexte socio-politique difficile marqué par des actes de violences et d’une série de cas d’enlèvements et de meurtres dans le pays. Sur le thème : « Hospitalités radicales » cette septième édition de Nuit blanche à Port-au-Prince avait concocté pour ses participants une pléiade d’activités artistiques et enrichissantes : Performances musicales, cinéma, danse, expositions, sans oublier cette carte blanche à la romancière Emmelie Prophète : « De quoi s’agit-elle ? »

Le National : En dépit du climat socio politique actuel marqué par l’insécurité et les actes de kidnapping et la crise du Coronavirus est-ce que les attentes des organisateurs et des participants de la 7e édition ont été comblées ?

Giscard Bouchotte : Marquée de tout ce qu’on sait du contexte général international et du contexte particulier à Haïti, malgré une journée et une nuit très mouvementée hier, cette 7ène édition de Nuit blanche de Port-au-Prince était une réussite totale. C’est très compliqué de parler des attentes des participants, mais je sais que l’équipe organisatrice est très satisfaite. Nous avions respecté notre programme à la lettre. Le seul grief qui revient comme chaque année, c’est l’heure à laquelle nos bouclons les activités. Cette année, c’est l’heure à laquelle nous bouclons les activités. Cette année nous avions fermé les portes à 1h. Que voulez-vous dans une ville aussi imprévisible et où la peur devient la seule monnaie d’échange ?

L.N : Cette 7e édition était elle différente par rapport aux autres ?

GB : Cette septième édition a été perturbée quand même par la situation de blocage de rue. Mais par rapport à l’année dernière, le format n’a pas changé : un seul lieu, une nuit, mais plusieurs activités dans plusieurs espaces de ce lieu. En l’occurrence l’hôtel Oloffson. Nous avions investi même les chambres de l’hôtel pour les performances de deux artistes : Ericka Jean Louis et Eunice Desanné. Quand le thème de cette édition est « Hospitalités radicales », il fallait ouvrir même les chambres pour accueillir le public. En ce sens, le format de l’activité a joué sa carte.

L.N : Revenons au contenu de cette 7e édition pourriez vous pour les lecteurs de Le National dresser une vue panoramique des activités ?

G.B : Nous pouvons d’abord parler de l’exposition Hospitalités radicales et de la Carte blanche à Emmelie Prophète, De quoi s’agit-Elle ? Emmelie Prophète a souhaité inviter 40 auteurs pour sa carte blanche. 40 voix qui savent raconter, imaginer, faire rêver. Tandis que l’exposition regroupait les œuvres de la collection du commissaire, en l’occurrence, moi. Trois performances ont ponctué la soirée : Eunice Desanné avec Louvri Barye Ericka Julie Jean Louis avec Tranzisyon et Henri Tauliaut de Martine avec une longue performance musicale, James Germain et DJ Gardy étaient nos invités phare une programmation qui s’ouvrait aussi à la danse (avec la troupe de danse Casque noir) et au cinéma. Sinema jouk li jou présentait trois vidéos et films d’artistes atypiques.

L.N : Et qu’est-ce qui est sorti de tous ces échanges entre ces intellectuels entre intellectuels ? Je ne suis pas sûr que ce fut une soirée intellectuelle au sens où l’esprit se nourrissait autant que les corps. Nous n’avions jamais autant dansé sur la musique du groupe Rara Silibo Tête Ciel, la surprise de la soirée. Que dire : nous gardons un plaisir partagé le fait de se retrouver ensemble, entre incontournables de la Nuit blanche, un sentiment qu’on a vaincu la peur comme monnaie d’échange et qu’on est allés jusqu’au bout de nos rêves. Nou pap dòmi.

Le National : Un dernier mot

Giscard Bouchotte : Je profite pour rappeler que jusqu’à présent, l’activité Nuit blanche de Port-au-Prince reste gratuite et bien sûr, nous n’y sommes pas obligés. Nous avions reçu beaucoup de plaintes du fait de demander une participation de 500 gourdes pour un t-shirt. Cette participation pour un t-shirt n’enlève en rien au caractère gratuit de l’événement qui, s’il avait été payant, devrait coûter au moins le triple, c’est-à-dire 1500 gourdes. Je tenais à noter cette précision, mais sinon, un remerciement spécial à toute l’équipe organisatrice et à ceux qui nous soutiennent.

Propos recueillis par :
Schultz Laurent Junior




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