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La formation professionnelle est une nécessité, selon le SESNFP

La formation professionnelle est une nécessité, selon le SESNFP



Lors d'une conférence de presse en date du 13 octobre 2021, le Syndicat des employés du système national de formation professionnelle plaide auprès du gouvernement d'Ariel Henry pour prendre des mesures de relever la formation technique à travers le pays. Jean Marie Leveillé, le porte-parole du regroupement, a mis l’accent sur la fermeture de différents centres, il insiste sur le processus de recrutement des formateurs et des difficultés liées au fonctionnement de ces entités.

Le président du SESNFP soutient que la formation professionnelle est une nécessité, un outil efficace pour briser l'oisiveté par des activités de formation, favorisant la production de biens et de services à la communauté, qui à l'avenir facilitera l'émancipation socioéconomique du pays.

En ce sens, Jean Marie Leveillé soulève les différents problèmes auxquels fait face le système professionnel haïtien. Il affirme que la bureaucratie domine les activités socioéconomiques haïtiennes. Environ 75 % des activités ajoutent de la valeur aux bureaucrates, tandis que les 25 % restant concernent la technique qui, dans un contexte surtout précaire, cherche à ne pas sombrer. Le professionnel rajoute que les cadres formateurs destinés aux centres de formations publiques ne sont pas toujours à la bonne place. Le processus de recrutement et ensuite les nominations dépendent beaucoup des liens amicaux fortement politisés.

Par ailleurs, l'Institut national de formation professionnelle, qui devrait coordonner les activités des centres publics, est très timide dans ses démarches, a assuré le syndicaliste. Selon ses constats, le service d’inspection de l'institut est dysfonctionnel, il y a une absence totale de contrôle des centres. Certains services de formations privées, installés à travers ces espaces publics, et le traitement tuberculeux, qu'on donne aux formateurs, sont aussi des causes qui expliquent l'appauvrissement et la disparition de ces biens publics qui avaient, au cours des années, formé un grand nombre de professionnels pour la société.

En effet, le président du Syndicat des employés du système national de formation professionnelle demande au gouvernement en place de prendre des mesures capables de répondre aux besoins urgents de l'INFP afin que cette institution puisse fournir les matériels adéquats au développement des centres professionnels du pays. Il a aussi lancé un appel au Premier ministre Ariel Henry pour qu’il se penche sur le problème systémique, structurel et administratif de ces écoles, car aucune société ne peut valablement progresser sans des professionnels bien formés.

Oberde Charles




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