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Rentrée des classes: le CARDH dénonce l'indifférence face à l’insécurité

Rentrée des classes: le CARDH dénonce l'indifférence face à l’insécurité



Le gouvernement a ignoré Martissant, Bas Delmas et Cite Soleil, quartiers encore sous le contrôle des gangs armés en annonçant la réouverture des classes le 21 septembre pour les départements non touchés par le séisme du 14 aout. Selon un rapport publié le 15 septembre 2021 par le Centre d’analyse et de recherche en droit de l’homme, les écoles dans plusieurs des zones précitées sont restées fermées.

« De Martissant 1 à Fontamara 27 en passant par Grand-Ravind (Lycée Jacques Roumain / Collège Maranatha), les écoles restent fermées. Les zones avoisinantes sont également paralysées : Bicentenaire, Cité Plus, Martissant A2 (zone du littoral) », lit-on dans le rapport publié par le CARDH. L’insécurité est à son summum dans ces zones. Cependant, la présence policière est quasi-inexistante avec l’abandon des commissariats et sous commissariats à Martissant, Grand-Ravine, Portail St-Joseph, Cité Soleil, Drouillard, Station Gonaïves, etc.

La situation des personnes déplacées est également abordée dans le document publié par le Centre d’analyse et de recherche en droit de l’homme. En effet, les affrontements entre les gangs armés ont causé le déplacement forcé de 10 000 personnes dont 2. 000 à Martissant. Toujours en lien avec les violences armées, 60 000 personnes ont besoin d’aide humanitaire. « Fragilisées par la guerre constante des gangs, les familles les plus vulnérables de Martissant, du Bas de Delmas et de Cité Soleil n’ont pas les moyens pour envoyer dans d’autres écoles leurs enfants qui fréquentaient les écoles communales, presbytérales, nationales et les lycées, rapporte le CARDH.

Pour cet organisme de défense des droits humains, les autorités étatiques sont indifférentes à la situation des enfants de ces zones à l’occasion de la réouverture des classes. Il rappelle que la construction d’un État de droit et la jouissance des droits humains ne sont pas viables sans une garantie du droit à l’éducation consacrée par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Selon le CARDH, « le gouvernement de fait n’obtempère pas aux obligations de respecter, de protéger et de mettre en œuvre les droits humains, universels, indivisibles, inaliénables et non discriminatoires ».

En guise de recommandation, le Centre d’analyse et de recherche en droit de l’homme demande aux autorités concernées de prendre des mesures au plus vite pour permettre à ces enfants de se rendre à l’école. Les partis politiques en contradiction pour la prise du pouvoir devront également faire des propositions dans le but de mettre la situation des enfants à l’ordre du jour dans. L’opinion publique et la société civile doivent aussi prendre en compte la réalité de ces enfants dans leurs démarches autour de la crise.

Geneviève Rose Murdith Joseph




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