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Des étudiants de l’UEH rendent l’État responsable du drame des migrants haïtiens

Des étudiants de l’UEH rendent l’État responsable du drame des migrants haïtiens



La situation dramatique des milliers de migrants haïtiens susceptibles d’être refoulés en Haïti par les autorités américaines ne peut pas être digérée par de nombreux Haïtiens d’ici et d’ailleurs ainsi que des étrangers. Les réactions sont en effet diverses et nombreuses. Au sein de l'université d'État d'Haïti, des étudiants critiquent la position des États-Unis qui agissent dans l’irrespect total des conventions internationales qu’ils ont ratifiées et signées. Ces étudiants pointent également du doigt l'irresponsabilité de l'État haïtien. Pour eux, la mauvaise gouvernance qui est à la base de l’exode des Haïtiens depuis plus d'une décennie.

Une population à la recherche des meilleures conditions de vie

Les problèmes du peuple haïtien sont nombreux. Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 avait engendré des pertes estimées à un peu plus de 14 milliards de dollars. Des dizaines de milliers de personnes affectées, incapables de retrouver leurs moyens d’avant le séisme, ont décidé d'aller chercher un mieux-être ailleurs.

Voulant fuir la misère, l'insécurité et l’instabilité politique, en 2016, ils étaient déjà au nombre de 85 000 qui s'étaient réfugié au Brésil, d’après les données de l'Ambassade d'Haïti au Brésil. Aujourd’hui, mis à part du Brésil ; le Pérou, Le Panama, la Colombie, le Chili accueillent des compatriotes qui espèrent rallier le territoire américain (États-Unis) considéré comme l'Eldorado.

Selon, Pierre Eden, étudiant en sciences comptables à l'INAGHEI (Institut national de gestion et des hautes études internationales), l'irresponsabilité de l'État est pour beaucoup dans ce fléau migratoire. « Les autorités de l'État ne peuvent se gérer soi-même, ils ne favorisent aux jeunes aucune porte de sortie, sinon que les voyages clandestins ».

Irresponsabilité de l'état haïtien dans ce fléau migratoire

Partout en Haïti, les conditions de vie de la population restent très précaires. Les besoins de base de la population sont insatisfaits. La pauvreté touche près de 90 % de la population, suivant un rapport de la Banque mondiale publié en juillet 2014. Ainsi, l’exil devient l’alternative la plus sure pour que certaines personnes puissent améliorer leurs conditions de vie.

Éva (prénom d'emprunt), étudiante à la Faculté des sciences humaines, pense que : « l'État haïtien ne fait rien pour empêcher que les gens partent. Face à l'insécurité, la faim, le phénomène du kidnapping, aucune mesure essentielle n'a été prise pour améliorer le sort du peuple », a-t-elle précisé.

Une mesure de sécurité intérieure

Joslin Junior Periclès, étudiant en administration à l'INAGHEI, dénonce la déportation des migrants haïtiens par les États-Unis. Il croit que même si les Américains sont en droit de protéger la sécurité intérieure de leur pays ; ils devraient agir avec plus d’humanité et dans le respect des conventions relatives aux droits des migrants. « Ils ont accepté 35 000 Aghans sur leur sol, mais ils refoulent quelques milliers d'Haïtiens sur leurs territoires », a-t-elle déclaré.

« En effet, c'est le résultat de la mauvaise gouvernance, de la corruption, de l'insécurité et des instabilités. Pourquoi devrait-on fuir la terre natale, si toutes les conditions de vie étaient bien réunies? », se questionne Éva.

Oberde Charles




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