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Le Collectif Défenseurs Plus dénonce la précarité des conditions de vie des agents de la PNH

Le Collectif Défenseurs Plus dénonce la précarité des conditions de vie des agents de la PNH



Le rapport du Collectif défenseurs plus sur la vulnérabilité des infrastructures policières par rapport à la montée préoccupante de l’insécurité dans la région métropolitaine de Port-Au-Prince.

Le Collectif défenseur plus, organisme de protection et de défense des droits de la personne, dénonce la faiblesse des infrastructures de l’institution policière face à la courbe exponentielle de l’insécurité dans le pays.

La responsable de programme, Chaina Étienne, à l’occasion de la conférence de presse présentant ce rapport, a, dans sa mise en contexte, parlé de la genèse de la Police nationale d’Haïti qui, par le passé, essayait tant bien que mal de tirer son épingle du jeu. En dépit des différents problèmes structurels et conjoncturels, elle se montrait capable de garantir le minimum de sécurité dans le pays.

Mme Étienne a pris en exemple la période 2006-2012 quand la PNH était dirigée par Mario Andresol qui avait pu « détacher l’institution policière de l’influence politique et redorer le blason des policiers/ères auprès de la population ».

« En dépit de l’aide apportée par les soldats de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), l’institution policière pouvait compter sur l’intervention de ces policiers/ ères en garantissant un minimum de sécurité publique au moins à un niveau acceptable. »

Par contre, cette lutte acharnée contre l’insécurité que la police gère depuis sa mise en œuvre n’a pas du tout été une partie de plaisir. Cette force de police créée en 1995 sous la présidence de Jean Bertrand Aristide a commis, au fil de ces années, des bourdes énormes.

Par ailleurs Jensen Dufort, l’assistant de programme a mis l’emphase sur l’état des lieux des infrastructures de la Police nationale. Selon le rapport, des commissariats et sous-commissariats sont devenus la cible des bandits. Ils sont dépourvus d’équipements adéquats pour se défendre et faire face aux bandits. Les policiers sont aux abois.

La plupart des commissariats sont traités en parents pauvres et disposent d’un budget mensuel qui s’élève à 25 000 gourdes. Les policiers sont entassés dans des espaces exigus au quotidien, malgré la menace de contamination à la Covid-19.

M. Dufort a également fait état de l’absence des matériels nécessaires au bon fonctionnement d’un commissariat. Situation qui profite aux malfrats capables de commettre leur forfait au vu et au su de tous.

Selon le collectif défendant les droits de la personne, les recommandations sont claires et doivent servir à l’élaboration et l’adoption d’un plan de réforme de la Police nationale d’Haïti.

Des dispositions doivent être prises en vue de donner des moyens aux policières et policiers en service.
Et, prendre enfin des dispositions en vue de dépolitiser la Police nationale.

Gérard H Resil




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