RTPacific Contact Avis
 
33.05° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Ariel Henry et la classe politique en désaccord

Ariel Henry et la classe politique en désaccord



La crise politique est en train de s’amplifier. Pour la contenir, le Secteur démocratique et populaire et le collectif N ap mache pou lavi se sont entretenus avec le gouvernement en place. Est-ce le début du dialogue prôné par le Premier ministre Ariel Henry depuis son installation à la primature le 20 juillet dernier ?

Les positions des acteurs sont divisées sur la crise politique actuelle. Il est vrai qu’ils acceptent de dialoguer, mais sans un consensus et la signature d’un accord, cela n’aura aucun effet sur l’avenir politique du pays. Alors que le Secteur démocratique et populaire fait de son possible pour rapatrier la présidence, Ariel Henry n’envisage pas de négocier en ce sens. L’opposition plaide pour un exécutif bicéphale durant la transition, mais le Premier ministre affirme qu’il n’y aura pas de président tant qu’il n’y aura pas d’élections.

C’est une déclaration qui pourrait être considérée comme un affront à la classe politique traditionnelle qui cherche à prendre le contrôle de cette transition. Mais le Premier ministre Ariel Henry dit qu’il entend tout mettre en œuvre afin d’empêcher à quelque soit le citoyen d’accéder à la fonction de président sans passer par les élections. Dans une note de presse, le Secteur démocratique, qui ne soutient plus Ariel Henry, a fait savoir qu’il entend mettre tout son poids dans la balance pour un accord politique.

Cependant, le point essentiel de cet accord est la mise en place d’un exécutif bicéphale durant la période transitoire. Conscient que l’assassinat du président plonge encore plus le pays dans le chaos, le Secteur démocratique et populaire se manifeste pour une solution conjoncturelle, en dehors des prescrits constitutionnels. « Il n’y a aucune provision constitutionnelle pour faire face à la crise politique actuelle et adresser efficacement le vide politique et institutionnel provoqué par ce drame », lit-on dans la note.

Alors, pour faciliter une solution de sortie de crise, le secteur annonce avoir pris la décision de rencontrer tous les secteurs de la vie nationale en vue d’aboutir à un consensus, assorti d’un accord politique, en vue de sortir le pays de l’impasse. Le SDP annonce qu’il a déjà rencontré plusieurs entités de la société civile, notamment la Commission de la société civile pour une solution haïtienne à la crise et le groupe Mache pou lavi. Il s’est aussi entretenu avec des entités politiques de l’opposition, notamment, les signataires du Protocole d’entente nationale, INIFOS, OPL et le président du tiers restant du Sénat, Joseph Lambert. Sans compter des rencontres avec les missions diplomatiques présentes en Haïti.

Par ailleurs, le SDP a aussi rencontré le Premier ministre Ariel Henry. Les dirigeants du secteur n’ont fait aucune déclaration publique concernant leur rencontre avec le Premier ministre Ariel Henry, mais les déclarations officielles de l’occupant de la Primature prouvent qu’il n’a pas l’intention de céder aux caprices des hommes du Secteur démocratique et populaire. Entre temps, le Secteur démocratique et populaire dit qu’il n’envisage pas de reconnaître aucun gouvernement pas avant la signature d’un accord politique.

Le Secteur démocratique et populaire dit qu’il reste attaché aux fondamentaux de la lutte démocratique, à savoir, la réalisation du procès Petrocaribe, les procès des différents massacres d’État perpétrés dans les quartiers populaires (la Saline, Bel-Air, Cité Soleil, Delmas 32), la libération des prisonniers politiques, la conférence nationale, le désarmement des groupes armés, la mise en place d’un exécutif bicéphale et l’intégration de la Diaspora.

Evens REGIS




Articles connexes


Afficher plus [8278]