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Daniel Foote mandaté pour faire bouger les lignes

Daniel Foote mandaté pour faire bouger les lignes



Quelques heures avant les funérailles du président Jovenel Moïse, l’administration américaine a nommé le diplomate Daniel Lewis Foote comme nouvel envoyé spécial des États-Unis en Haïti pour faire bouger les lignes, et préparer l’après Jovenel Moise. Le diplomate a déjà rencontré des acteurs politiques et de la société civile qui ont déjà leur position arrêtée sur la crise politique qui secoue le pays depuis l’assassinat du président Jovenel Moise.

L’avenir est incertain en Haïti malgré l’installation d’un gouvernement le mardi 20 juillet dernier. Plus de deux semaines après l’assassinat de Jovenel Moïse, le pays n’a pas d’option pour designer un président provisoire. Toutes les formules constitutionnelles ne sont pas applicables à ce carrefour où se trouve le pays actuellement. Pour calmer les esprits, faire bouger les lignes et convaincre les acteurs, Daniel Lewis Foote est dépêché en Haïti. La mission de l’ambassadeur Foote est de s'engager avec les Haïtiens et les partenaires internationaux pour faciliter la paix, la stabilité à long terme et de supporter les efforts conduisant à la réalisation des élections présidentielles et législatives libres et équitables dans les prochains mois.

Embrassé par des acteurs politiques et de la société civile pour devenir le prochain président provisoire, Joseph Lambert a été reçu en audience, dimanche 25 juillet, par le diplomate Daniel Foote et l’ambassadeur Michèle J. Sison. La nouvelle a été confirmée par le sénateur Joseph Lambert lui-même. Le président du tiers du Sénat informe que la conversation a été intense. Et les échanges ont surtout été portés sur la situation d'Haïti qui est dans l'impasse et l'urgence des actions qui doivent être bonnes pour refaire les institutions de l'État. Pour l’instant, l’Ambassade américaine se garde de faire des déclarations officielles concernant les rencontres régentées par Daniel L. Foote.

Les acteurs politiques de l’opposition, qui ont au départ endossé le choix d’Ariel Henry comme Premier ministre, lui ont retiré leur soutien. Certes, Ariel Henry représente la dernière volonté politique de Jovenel Moise, mais il a été quand même imposé par la communauté internationale qui a fait peu de cas de l’initiative de la société civile qui voulait accoucher une solution haïtienne à la crise qui secoue le pays actuellement. Le nouveau gouvernement est en place, mais l’avenir reste encore incertain. La classe politique de l’opposition qui a une forte capacité de nuisance affiche clairement son désaccord sur le chemin adopté par Ariel Henry et son équipe. Selon eux, Ariel est sur la voie de la continuité des œuvres du PHTK.

Dans une lettre ouverte, les partis signataires du Protocole d’entente nationale, dont AAA, Fusion, MTVAYITI, INITE, FND, VERITE, ont reproché à Ariel Henry l’idée de vouloir former un gouvernement qui n'inspire pas confiance et qui ne répond pas aux revendications de la population. Selon ces structures politiques, ce gouvernement supporté par les États-Unis n’a aucune velléité de satisfaire les revendications populaires, entre autres l'annulation des arrêtés et décrets liberticides et antidémocratiques, la tenue de différents procès des affaires PetroCaribe, CIRH, etc.

Cependant, dans sa déclaration de presse en marge des funérailles de Jovenel Moise, Linda Thomas Greenfield, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies a fait savoir qu’Haïti mérite de la démocratie, la stabilité, la sécurité et la prospérité. Elle a salué la formation d’un nouveau gouvernement qui, pour elle, est une étape positive et nécessaire dans le cadre d’un dialogue large et inclusif qui doit répondre aux besoins du peuple haïtien, et entamer le travail de restauration des institutions démocratiques d’Haïti. Selon elle, les prochaines décisions doivent passer par la société civile haïtienne et les jeunes. Ils doivent avoir la possibilité de participer de manière significative à l’avenir de leur pays, dit-elle.

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