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Environ 10 000 déplacés pour la première moitié du mois de juin dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, selon le CARDH

Environ 10 000 déplacés pour la première moitié du mois de juin dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, selon le CARDH



Les affrontements entre des gangs armés dans divers quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince ont causé le déplacement d’environ 10 000 personnes pour la période allant de 1 à 15 juin, suivant un rapport, Haïti : hégémonie de la criminalité et responsabilité de protéger, du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH).

Pour seulement la première moitié du mois de juin, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a dénombré environ 10 000 déplacés à cause des conflits entre les gangs armés de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Entre autres, près de 2 000 individus de Martissant dont 507 garçons, 582 filles, 426 mineurs et 50 nourrissons, sont allés se réfugier au centre sportif de Carrefour suite aux affrontements sanglants des groupes armés de l’entrée sud de la capitale. 60 000 personnes ont besoin d’assistance humanitaire à Martissant et au bas de Delmas, d’après ce rapport du CARDH.

L’organisation de défense des droits humains, dirigée par maitre Gédéon Jean, a souligné que les gangs armés font la loi dans le pays. Le CARDH a indiqué que ces bandes criminelles continuent de commettre des massacres, viols, kidnappings, tortures et de la prise d’assaut de commissariats et postes de police sous le regard complice des autorités constituées. « Bénéficiant du financement, d’autres moyens et du mutisme de l’administration Jovenel Moïse, la prédominance des gangs du G9 en fanmi e alye (famille et alliés) est affirmée, alors que la Police nationale d’Haïti, dont la mission est de protéger la vie et les biens, est impuissante et devient par la suite leur cible », a-t-il relaté.

De janvier à date, au moins 231 kidnappings ont été recensés, dont 14 ressortissants étrangers, selon le CARDH. Une vingtaine d’enlèvements collectifs ont été perpétrés surtout par le gang 400 Mawozo pour la seconde moitié du mois de mai (une cinquantaine de kidnappés). « Comme précisé dans les bulletins du CARDH, ces chiffres ne sont pas exhaustifs. Ils servent d’indicateurs pour savoir si le phénomène est en hausse ou en baisse », a précisé le Centre, en indiquant que le kidnapping, suivi de tortures et de viols, prend une proportion imposante, violant la dignité des citoyens et les fait basculer dans la pauvreté abjecte, des centaines de milliers de dollars américains étant imposés comme rançon.

L’État haïtien et la coopération internationale au banc des accusés
Pour le CARDH, étant complice de cet état de choses, l’administration Jovenel Moïse, qui omet ses obligations de droits humains (respecter, protéger et mettre en œuvre), en est donc responsable. Par ailleurs, la mission assignée à la coopération internationale (Charte des Nations unies) et sa présence pendant les 27 dernières années en Haïti, amène le CARDH à l’alerter sur sa responsabilité morale si les dispositions nécessaires ne sont pas prises.

Pour désamorcer cette bombe à retardement, le CARDH croit que tout accord politique devra se fonder sur une politique effective de désarmement, condition préalable à la réalisation d’élections démocratiques. « L’autorité de l’État devra être rétablie », a signifié le Centre. Il appelle les acteurs de la société civile (secteur privé, organismes de défense des droits humains, organisations communautaires de base, écoles, églises…) à jouer leur rôle également pour arriver à changer la réalité actuelle.

Woovins St Phard




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