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Insécurité : L’IMED et le RNDDH chargent le pouvoir en place !

Insécurité : L’IMED et le RNDDH chargent le pouvoir en place !



À côté du coronavirus qui poursuit sa propagation effrénée dans le pays tout en occasionnant des décès, les assauts répétés des gangs armés ont provoqué la fuite de la population civile dans certaines zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Pour l’Institut mobile d’éducation démocratique (IMED), ces attaques se sont produites sous le regard passif des autorités. Pour l’IMED et le RNDDH, des bandits sont à la solde du pouvoir !

La guerre entre les bandits armés dans la capitale haïtienne a des conséquences graves sur la population déjà en manque de soins de santé. D’après la fondation Saint-Luc qui gère des activités de réponse à la Covid-19 de l’Hôpital St Luc, il est très difficile en ce moment de continuer à approvisionner l’hôpital en oxygène à l’usine de production sise à Drouillard dans la commune de Cité Soleil pour des raisons sécuritaires (guerre des gangs armés). Dans cette optique, elle envisage soit la réduction, soit la fermeture de structure de soins anti Covid-19 si l’accès au centre de production privé à Drouillard demeure compromis.

Au sud de la capitale, particulièrement à Martissant, la situation sécuritaire était très délétère avec les chefs de gangs qui se battent, entre autres, pour la conquête de territoire. En plus que ces guerres entres les bandits armés aient provoqué le déplacement de plusieurs citoyens (hommes, femmes, enfants) de la 3e circonscription de Port-au-Prince vers la place de Fontamara et le quartier de Bizoton, entre autres, il était quasiment impossible de traverser Martissant pour se rendre au Centre-Ville de Port-au-Prince.

« De Martissant à Cité Soleil une violence aveugle et absolue s’installe, les gangs et les bandits attaquent les commissariats, brûlent, tuent et la population n’a d’autres choix que de fuir d’une façon désordonnée leurs maisonnettes », a fait savoir l’Institut mobile d’éducation démocratique (IMED), dans un communiqué acheminé a la rédaction du journal tout en précisant que c’est une situation chaotique, un véritable enfer.

« En outre, cinq départements se voient dans l’incapacité de fréquenter la capitale et un des cadres supérieurs de l’État, atteint de Covid-19, a dû rendre l’âme, car il n’a pas pu traverser la zone de Martissant. Des bandits à la solde du pouvoir et d’autres secteurs politiques et économiques perturbent la vie de paisibles citoyens », a dénoncé l’IMED affirmant que cette situation infernale perdure sous le regard indifférent des dirigeants. Plus loin, l’IMED plaide pour un examen collectif de conscience de tous les secteurs de la société haïtienne.

À travers l’opinion populaire, la question de complicité du pouvoir en place avec les bandits semble être un secret de polichinelle. Le Réseau national de défense de droits humains (RNDDH) ne rate presque jamais l’occasion d’indiquer que c’est le régime en place qui a fédéré les gangs armés (G9 et alliés) par l’intermédiaire la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR). Pour le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Esperance, les bandits de « Gran Ravin » et de « Village de Dieu » ont été payés par le pouvoir en place pour arrêter les affrontements et du coup faciliter le passage du Premier ministre par intérim à Martissant.

Faut-il rappeler que ce n’est pas pour la première fois que des secteurs accusent l’équipe au pouvoir de fournir de l’argent aux gangs armés ? La trêve sur les actes de kidnapping et l’affaire du char blindé de la Police nationale d’Haïti qui se trouvait au Village de Dieu avaient suscité bien des commentaires du genre. Ce que les autorités au pouvoir ont souvent rejeté ou ignoré.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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