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Violence : les groupes armés continuent de terroriser la population

Violence : les groupes armés continuent de terroriser la population



Depuis environ quatre jours, les habitants de certains quartiers pauvres et surpeuplés de la zone métropolitaine de Port-au-Prince connaissent une situation de terreur à cause des affrontements entre les groupes armés de ces agglomérations. Même des bases de la Police nationale ne sont pas à l’abri de ces individus armés illégalement.

Après des semaines de calme apparent, les groupes armés ont recommencé à semer la terreur dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. L’entrée sud de la capitale (Martissant, Fontamara), les quartiers de Bel’Air et de bas Delmas ont connu des jours sombres entre le 3 et 5 juin. De nombreuses familles ont fui ces quartiers pour échapper aux affrontements des groupes armés rivaux qui revendiquent des territoires. Plusieurs cas de morts ont été enregistrés ainsi que des maisons incendiées et des centaines de personnes en fuite.

Les affrontements entre les groupes armés auparavant regroupés au sein du G9 an fanmi e alye sont à la base de cette situation de terreur dans les quartiers de Martissant et de Fontamara. Selon des témoignages de ces individus armés sur les réseaux sociaux, ces affrontements sont dus à une question de partage de territoire. Les bandits s’affrontent pour avoir le contrôle de plus de territoire possible dans les quartiers situés à l’entrée sud de la capitale.

À Bel’Air et bas Delmas, la bataille date déjà de plusieurs mois. Le puissant chef de la fédération des groupes armés veut à tout prix soumettre les quartiers de Bel’Air et ses environs. Réputé comme un bastion historique de résistance, le Bel’Air se défend et contre-attaque aussi. Il ne passe pas un jour sans entendre des tirs nourris de ces quartiers situés à proximité de plusieurs bases de la Police nationale. Pour le dimanche 6 juin, des habitants de bas Delmas ont fui la zone pour se mettre à couvert.

Des commissariats attaqués par les groupes armés

Conscients de l’incapacité de la Police nationale de protéger les vies et les biens sur le territoire national, des groupes armés ont fait des forces de l’ordre leurs cibles principales. Entre le 3 et le 6 juin, cinq commissariats ont été attaqués. À Martissant, des individus ont criblé de balles les murs du commissariat de la zone au cours des affrontements. L’un des groupes reproche à l’institution de mettre deux chars blindés à la disposition du groupe rival.

Dans la commune de Cité-Soleil, les sous-commissariats de Drouillard, Duvivier et Station des Gonaïves ont subi les assauts des individus armés illégalement. À Drouillard, un inspecteur divisionnaire a été abattu. Au cours de ces attaques, plusieurs armes à feu et autres matériels de l’institution sont emportés.

Au Centre-ville de Port-au-Prince, trois policiers ont été tués par des bandits dans le sous-commissariat de Portail Saint-Joseph. Suivant des informations recueillies, les bandits ont calciné les corps de ces policiers.

Le gouvernement tente de rassurer

Environ trois jours après la perpétration de ces actes dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, le gouvernement cherche à rassurer l’opinion publique. Le Premier ministre a.i. Claude Joseph a indiqué que des policiers sont présents sur l’axe routier Martissant / Mariani pour reprendre le contrôle de la situation. Il a fait savoir que la PNH et les Forces armées sont instruites pour faciliter un retour à l’ordre

Pour le chef a.i du gouvernement, il y aurait une main cachée derrière cette situation. Toutefois, il a fait savoir que le gouvernement traquera les individus tapis dans l’ombre comme il démantèlera aussi les groupes de bandits armés.

Par ailleurs, Claude Joseph voit une manœuvre politique dans ces évènements. Il a expliqué que ces dernières se produisent à quelques jours de l’arrivée d’une mission de l’OEA dans le pays et du référendum. Le Premier ministre renouvelle l’appel au dialogue du chef de l’État aux opposants. Pour lui, il y a des problèmes qui ne peuvent être résoudre que par le dialogue.

De son côté, le directeur général a.i. de la PNH, Léon Charles, demande aux policiers de se défendre pour être en mesure de protéger la population. Il a relaté la mobilisation des policiers sur la Nationale no 2 de l’entrée sud de la capitale. Il appelle ses hommes à ne pas baisser les bras devant les menaces des groupes armés.

Woovins St Phard




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