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91 cas de kidnapping enregistrés pour le mois d’avril

91 cas de kidnapping enregistrés pour le mois d’avril



La cellule d’observation de la criminalité du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a recensé au moins 91 cas de kidnapping pour le mois d’avril 2021. Une augmentation de plus de 300 % par rapport au mois précédent avec ses 27 cas d’enlèvement.

Sur les 91 cas de kidnapping recensés pour le mois d’avril, 46 % de ces cas, soit 42, a eu lieu dans les 14 premiers jours du mois d’avril pendant que Joseph Jouthe était encore Premier ministre. La majorité des cas d’enlèvement, 54 %, qui représente 49 cas, s’est produite sous le gouvernement du nouveau Premier ministre a.i Claude Joseph. Suivant la cellule d’observation de la criminalité du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), toutes les catégories sociales sont quasiment touchées par ce fléau : avocats, médecins, étudiants, commerçants (petits, moyens, grands), policiers. Deux ressortissants étrangers ont été victimes. Seulement cinq personnes auraient été libérées sans rançon. Parmi elles, quatre l’ont été suite à l’intervention d’un autre chef de gang.

Du 1er au 16 avril (fin de l’État d’urgence sécuritaire), le CARDH, à travers sa cellule, a compté au moins 47 rapts.
La plupart des cas de kidnappings sont recensés à Port-au-Prince, 43 % en moyenne. La commune de la Croix-des-Bouquets arrive en deuxième position avec 22 % des cas pour le mois d’avril. 19 % à Carrefour et à Delmas, 16 % à Delmas. S’il est vrai que les cas enregistrés sont dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, cela ne veut pas dire qu’il n’y pas eu de kidnappings dans les autres départements, selon les explications de la cellule d’observation de la criminalité du CARDH.

Malgré tout, la cellule d’observation de la criminalité a indiqué que, pour le mois d’avril, de nombreux rapts n’ont pas été déclarés, notamment à Carrefour, à la Croix-des-Bouquets et à Port-au-Prince. C’est peut-être dû à l’échec de l’opération policière du 20 avril à Martissant qui avait pour objectif d’entraver l’accès au quartier investi par les bandits. En revanche, ces derniers ont assiégé la Nationale # 2 et ont pris le contrôle de la circulation. « Beaucoup de passagers, pour la plupart dans leur voiture (plus d’une dizaine), ont été enlevés. Certains ont été libérés le même jour. Le nombre de rapts peut aller au-delà d’une centaine », a signalé la cellule.

À en croire la cellule, les groupes armés de Grand Ravine, Village-de-Dieu, 400 Mawozo et Savien sont plus impliqués dans les actes de kidnappings. « Ils sont cependant interconnectés. Certains gangs kidnappent pour le compte d’un autre groupe. La demande peut venir d’une personne d’un secteur de la vie sociale impliquée directement ou indirectement dans la grande criminalité (trafic d’armes et d’êtres humains, lutte pour des monopoles, transferts de monopoles, lutte politique, élections, etc.) », a relaté la cellule, qui souligne aussi que « des gangs alliés (peu connus) font des rapts et, suivant les détenus, les négocient et les transfèrent à d’autres plus structurés ».

Avec des sommes faramineuses, entre 100 000 et 1 000 000 de dollars américains exigées pour la libération des gens, les familles des personnes kidnappées sont obligées de vendre leurs biens, de contracter des prêts inconditionnels pour payer la rançon. Parfois elles sont contraintes d’en verser une deuxième, et celle qui l’apporte est kidnappée, d’après la cellule.
Aujourd’hui, les groupes armés sont plus de 150 sur tout le territoire national. De nombreux se mutualisent comme le (G9 an fanmi e alyé [G9 famille et alliés/). Outre le G9, une autre fédération de gangs, plus précisément à Milot (Mòn Gran Gil/Pon Blan), est déjà opérationnelle sous le nom de 5G. Ainsi, de nouvelles stratégies sont mises en place pour continuer à alimenter l’insécurité dans le pays.

Woovins St Phard




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