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Kidnapping : Jovenel Moïse charge le secteur politique

Kidnapping : Jovenel Moïse charge le secteur politique



Les cas de kidnapping dominent, depuis quelque temps, l’actualité en Haïti. En effet, plusieurs citoyens dont une docteure et son fils ont été kidnappés le week-end écoulé. Pour Jovenel Moïse, qui a pris la parole lors de l’inauguration du barrage de Marion, ce samedi, le kidnapping, dans la grande majorité des cas, est de nature politique.

Logiquement, la question de l’insécurité alimentaire et du chômage, les problèmes environnementaux, la cherté de la vie, entre autres, devraient être au centre des débats relatifs à l’avenir du pays. Mais, c’est le phénomène incontrôlable du kidnapping qui occupe l’attention des dirigeants et de la population et alimente l’essentiel de l’actualité.

Si les religieux, après 20 jours passés entre les mains de leurs ravisseurs, ont été récemment libérés, d’autres personnes ont été, par contre, enlevées ce weekend. En effet, la fondation Nos petits frères et sœurs Haïti a fait savoir que l’un des membres de son personnel, à savoir la Dr Jenny Édouard Pierre-Lys ainsi que son fils ont été enlevés le 1er mai. Pour protester contre cet acte crapuleux, la fondation a indiqué que les portes de toutes ses institutions (L’Hôpital Saint Damien sauf en cas d’extrême urgence, le Centre Sainte Germaine pour handicapés et l’école Fr Watson Angels of Light : Fwal se trouvant tous à Tabarre, l’école de Ste Helene à Kenscoff) dans le pays resteront fermées jusqu’à la libération de la Dr et de son fils.

En guise de solidarité et à travers une note datant du 2 mai, la fondation St Luc a indiqué également que « les portes de l’Hôpital St Luc (HLS) et celles de ses 7 centres de santé satellites seront fermées jusqu’à nouvel ordre ». Toutefois, elle laisse savoir qu’un noyau d’urgence de l’HLS sera disponible pour prendre en charge les cas graves. Tout en condamnant le climat d’insécurité qui sévit dans le pays, la fondation a précisé qu’en aucun cas qu’elle « ne disposera de ressources financières pour payer la rançon d’un acte criminel ».

Pour la fondation, qui exige la libération inconditionnelle des victimes, c’est aux autorités du pays de prendre toutes les dispositions afin d’assurer la sécurité des vies et des biens citoyens. Elle appelle tous les secteurs de la vie nationale à se mettre ensemble pour juguler ce fléau du kidnapping.

Alors qu’il était dans le Nord-Est le 1er mai, le chef de l’État Jovenel Moïse s’est prononcé sur ce phénomène qui ne cesse de faire des victimes dans le pays. D’après M. Moise, la majorité des cas de kidnapping en Haïti est de nature politique. « 80 % des actes de kidnapping sont politiques. Le CNDDR peut en témoigner s’il ne fait pas preuve d’hypocrisie », a-t-il relâché. La politique est conçue pour améliorer les conditions d’existence de la population, dit-on, or en Haïti, semblerait-il, c’est la politique qui tient la population en otage.

D’après le président de fait, le kidnapping est une arme utilisée pour la population à se soulever. Selon lui, la population a compris le jeu et ne se laissera plus manipuler. Avant même de demander à ceux qui alimentent le kidnapping de mettre fin à cette pratique, M. Moïse a déclaré, une fois de plus, que des dispositions vont être prises pour enrayer le phénomène, car le pays a besoin de paix.

Ce lundi 3 mai 2021, il y a avait une situation de tension au niveau de l’avenue John Brown où des résidents ont brûlé des pneus et bloqué la circulation automobile pour réclamer la libération de Martine Aristile, kidnappée dimanche soir au Carrefour de l’aéroport. Ces derniers jours, les kidnappeurs commettent leurs forfaits partout et sans façon. À domicile, à l’église, au travail, dans les rues, la population est comme livrée à elle-même, car la Police nationale d’Haïti se révèle toujours inefficace.

Jean Faton Beaubrun, gérant d’une pompe à essence, a été libéré le 1er mai contre rançon ainsi que son cousin. La professeure à l’Université d’État d’Haïti, la pharmacienne Marie Josette Malvoisin, a aussi retrouvé sa libération le même jour.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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