RTPacific Contact Avis
 
32° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Referendum constitutionnel : Jovenel Moise attendra-t-il la conclusion de l’accord politique ?

Referendum constitutionnel : Jovenel Moise attendra-t-il la conclusion de l’accord politique ?



Le pouvoir a sollicité la médiation de l’Organisation des États américains (OEA) dans le cadre du dialogue devant conduire à la mise en place d’un gouvernement d’ouverture en Haïti. Faut-il croire que le pouvoir en place va, pour une deuxième fois, reporter l’organisation du referendum constitutionnel ?

La sollicitation de l’OEA lors des crises politiques tend à devenir une pratique courante en Haïti. Que ce soit pour un accompagnement technique, pour la médiation ou au niveau de l’expertise, l’organisation hémisphérique est fréquemment sollicitée par les dirigeants haïtiens. En cette période difficile que traverse le pays, et à un moment où le pays est dirigé par un gouvernement intérimaire, le pouvoir en place envisage de réunir les acteurs politiques autour d’une même table afin de discuter de la nécessité d’organiser les élections dans les plus brefs délais, et trouver un terrain d’entente pour assurer une gouvernance sereine du pays jusqu’en février 2022.

En effet, pour rendre crédible cette phase de négociation, le pouvoir en place a fait appel à l’OEA comme arbitre, après la rétractation de Religions pour la paix. Apôtre du dialogue et de la réconciliation, l’organisation régionale a toujours plaidé en faveur du renforcement de la démocratie à travers des élections. Et, face à la détérioration du climat politique qui a empêché la tenue des élections durant le mandat de Jovenel Moise, l’OEA a toujours conseillé le dialogueaux acteurs politiques, en vue afin d’un dénouement de cette crise politique qui secoue le pays depuis quelque temps. Ce qui prouve qu’il est probable que l’OEA accepte de jouer le rôle.

L’opposition divisée sur la démarche du départ ordonné

Depuis le 7 février 2021, certains acteurs politiques ont compris la nécessité d’assouplir leur position, de discuter avec le chef de l’État afin de trouver une issue favorable à la crise. Ces acteurs ont donné leur accord au processus de dialogue, mais optent pour un départ ordonné de Jovenel Moise, afin d’éviter au pays de vivre une crise politique plus profonde. Depuis, c’est la division au sein de l’opposition qui n’arrive pas à s’entendre sur la démarche du départ ordonné du chef de l'État. Des structures comme En Avant, MTV-Ayiti n’écartent pas la possibilité du dialogue alors que le Secteur démocratique et populaire et Fanmi lavalas restent encore sur la corde raide.

Jovenel Moise ne peut pas avancer seul. L’opposition n’a pas les capacités de le forcer à partir. Si des leaders de l’opposition comme Jerry Tardieu et Reginald Boulos croient qu’il faut un dialogue incluant le départ ordonné du chef de l’État, Marise Narcisse, André Michel, Nenel Cassy, entre autres, refusent l’idée de s’asseoir autourd’une même table avec Jovenel Moise. Pourtant, ils sont tous conscients de la nécessité d’un dialogue inter-haïtien. Mais tout est bloqué à ce niveau. L’aile dure de l’opposition continue d’exiger le départ sans condition du chef de l’État. Selon eux, c’est la condition sine qua non à tout processus de dialogue.

Ayant reconnu pour la première fois qu’il ne peut avancer seul dans l’organisation du referendum constitutionnel et des élections, Jovenel Moise espère trouver un accord politique avant même l’organisation du referendum constitutionnel, la plus proche échéance électorale pour l’année 2021. Tenant compte de la réalité actuelle, la négociation politique est en effet un outil de première importance. C’est le seul moyen de résoudre les différents sans recours à la violence. Cependant, le recours à la négociation ne signifie pas que les rapports de force et les tensions seront totalement absents. Ce qui pourrait faire durer le processus au-delà du temps espéré par le chef de l’État. À moins de deux mois de l’organisation du referendum, Jovenel Moise va-t-il attendre l’aboutissement de l’accord politique ou avancer seul dans son projet de changement de la constitution ?

Evens REGIS




Articles connexes


Afficher plus [7876]