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Kidnapping : une situation de tension règne dans la capitale haïtienne

Kidnapping : une situation de tension règne dans la capitale haïtienne



Les actes de kidnapping ont pris une proportion sans précédent dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. En guise de protestation contre ce phénomène d’enlèvement contre rançon provoquant une psychose de peur chez les citoyens, la capitale haïtienne a été en ébullition ce mercredi 28 avril 2021. Dans diverses zones, des barricades de pneus enflammés ont été constatées. Ce qui a créé la paralysie de la circulation au niveau des artères concernées.

La machine infernale du kidnapping continue de faire son lot de victimes. Ainsi, dans la soirée du 27 avril, l’ancien commissaire de police, Manuel Gaston Orival a été enlevé chez lui. Pour protester contre ce phénomène qui ne cesse d’appauvrir les familles tout en créant du stress, plusieurs zones de la capitale haïtienne ont été en ébullition le mercredi 28 avril 2021. Impuissants ou encore livrés à eux-mêmes sans aucun secours de la Police nationale d’Haïti (PNH), des citoyens ont dressé des barricades de pneus enflammés dans diverses zones comme à l’Avenue Pouplard (Nazon), au Champs de Mars, au Bois-Verna au niveau du ministère de la Culture et de la Communication, et à l’avenue John Brown.

Dans certains segments comme le Bois-Verna non loin de la rue Clermont, un camion-citerne a été placé au milieu de la route. Ce qui a obstrué complètement la circulation. En dépit des efforts de la PNH pour éteindre certaines barricades de pneus, ou débloquer certains circuits, le même mouvement a été répliqué dans d’autres zones.

Ce mercredi également, les protestataires ont fait état de l‘enfant d’un ébéniste qui a été kidnappé dans la zone de Bois-Verna. Ajouté avec les nombreux actes de kidnapping, ce nouveau cas a exacerbé davantage la colère des protestataires qui réclament de la sécurité aux autorités étatiques impuissantes face ce phénomène en dépit de la création d’une cellule anti-enlèvement. Mardi dans la soirée, les informations ont rapporté qu’un étudiant en sciences humaines à l’Université d’État d’Haïti a été kidnappé dans la zone de Babiole. La professeure à l’UEH, Marie Josette Malvoisin, pharmacienne, membre de l’Association des pharmaciens d’Haïti (APH), enlevée depuis le week-end dernier, est toujours entre les mains des ravisseurs.

À Petit-Goave, les citoyens protestent également pour exiger la libération de Wikens Ducette coordonnateur du Conseil d’administration des sections communales de deuxième Plaine de Petit-Goave, enlevé à Delmas. Ainsi, la Nationale #2, au niveau Petit-Goave, a été bloquée puis débloquée en fin de week-end et en début de cette semaine. Ce mercredi encore, la situation a été très tendue.

« L’Association nationale des propriétaires de stations de services (ANAPROSS) condamne encore une fois avec la dernière rigueur l’enlèvement suivi de séquestration, le 25 avril 2021 à la ruelle Rivière, de l’un de ses membres, en l'occurrence M. Phaton Beaubrun, gérant d'une station d’essence dans la capitale », peut-on lire dans une note de l’ANAPROSS tout en condamnant « le silence pesant et l'extrême passivité des autorités étatiques à adopter des mesures adéquates aux fins de prévenir et de réprimer la perpétration de tels actes ».

En effet, la liste des personnes victimes est longue. Dans la soirée du 26 avril, trois jeunes garçons natifs du Lascahobas ont été kidnappés alors qu’ils revenaient de Port-au-Prince. Le gang dénommé « 400 mawozo », selon les informations, a revendiqué ce rapt. Entre temps, les six religieux, kidnappés depuis le 11 avril dernier, sont toujours entre leurs mains (400 mawozo). Sans contact avec les ravisseurs depuis quelque jour, l’Église catholique se dit inquiète, une fois de plus, pour les religieux.

Face à cette situation de peur intenable, la population est aux abois. Le pouvoir semble être intéressé que par l’organisation du referendum à la fin du mois de juin et des élections avant la fin de l’année. Et de fait, il a été annoncé 40 millions de dollars américains pour la réalisation du referendum.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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