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Vers un accord politique sans dialogue ?

Vers un accord politique sans dialogue ?



Environ un mois après le rejet de la médiation proposée par Religions pour la paix, cinq structures proches de l’opposition estiment qu’il est encore possible de trouver un accord politique inclusif entre les différents protagonistes. Le départ ordonné du président Jovenel Moise et la mise en place d’un pouvoir de transition sont les fondamentaux de cette déclaration conjointe.

« Les signataires de la présente déclarent qu’il est encore possible de trouver un accord inclusif entre les protagonistes de la crise incluant nécessairement le départ ordonné de M. Jovenel Moise dont le mandat a pris fin le 7 février 2021 (selon les articles 134.2 et 134.3 de la Constitution et l’article 239 décret électoral du 2 mars 2015), la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et l’organisation d’élections honnêtes, transparentes et crédibles dans un délai techniquement possible et un climat de sécurité rétabli », ont déclaré cinq groupes politiques dans une déclaration conjointe.

Selon le représentant de l’Operayson Tèt Ansanm, Joseph Manès Louis, cette déclaration est l’expression des revendications de la population haïtienne par rapport au pouvoir en place qui tend à installer un régime autoritaire dans le pays. L’ancien député de Cabaret explique que la déclaration prend en considération l’ensemble des déclarations et positions de certaines instances internationales comme le conseil permanent de l’OEA et le Conseil de sécurité des Nations unies. « C’est une réponse à ces organisations pour les dire qu’un accord politique qui prend en considération le départ ordonné du chef de l’État Jovenel Moise est possible », a-t-il expliqué.

Toutefois, Joseph Manès Louis souligne qu’il n’est pas prévu de dialoguer avec le pouvoir en place. « Nous ne demandons pas ni à l’OEA ni à l’ONU de venir jouer le rôle de médiateur pour nous », précise l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Pour lui, l’accord sollicité par les signataires de la déclaration conjointe est pour faciliter un retour à l’ordre constitutionnel et les dispositions légales.

Contrairement aux autres structures de l’opposition extrême, les partis signataires évoquent la possibilité d’un accord suite à la résolution 1168 du Conseil permanent de l’OEA qui a proposé ses bons offices en vue de démocratiser la démocratie institutionnelle. Toutefois, les partis en question soulignent que le secrétaire général de l’OEA n’a jamais donné suite aux instructions du Conseil permanent jusqu'à présent.

Ces structures, dont En avant de Jerry Tardieu, MTVAyiti de Reginald Boulos et Operasyon tèt ansanm, renforcent leur position par l’offre de l’OIF qui propose ses bons offices afin de trouver une solution pacifique.

La déclaration conjointe s’appuie également sur la déclaration de la présidente du Conseil de sécurité des Nations unies sur la crise haïtienne le 24 mars dernier. Elle se fonde sur la déclaration du haut représentant de l’Union européenne Josep Borrell qui estime qu’en période de vide institutionnel, le processus de changement de constitution par voie référendaire devrait être inclusif et faire l’objet de débats avec l’opposition et la société civile. Elle prend en compte la position du Core group à travers son dernier communiqué.

Pour les partis signataires, l’international est conscient des gravissimes dangers qui planent sur Haïti dont la démocratie est mise à mal par l’entêtement de Jovenel Moise à organiser un référendum inconstitutionnel qui risque de plonger le pays dans encore plus de chaos et d’instabilité. Ils croient que ces positions rejoignent celles exprimées depuis plusieurs mois par tous les secteurs vitaux de la vie nationale qui estiment que la population est à bout de souffle.

Woovins St Phard




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