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40 millions dollars américains pour la réalisation du référendum

40 millions dollars américains pour la réalisation du référendum



Pour la réalisation du processus électoral en cours, le Conseil électoral provisoire (CEP), présidé par Guylande Mésadieu, a besoin de 125 millions dollars américains, selon le ministre chargé des questions électorales, Mathias Pierre. 40 millions sont nécessaires pour l’organisation du référendum constitutionnel programmé pour le 27 juin.

Suivant le vœu du chef de l’État, Jovenel Moise, l’année 2021 est une année électorale et surtout consacrée à la réforme constitutionnelle. Pour réaliser le processus électoral dans son ensemble, le Conseil électoral provisoire (CEP), emmené par la représentante de la société civile Guylande Mésadieu, entend mobiliser la somme de 125 millions dollars américains, d’après le ministre chargé des questions électorales, Mathias Pierre. 40 millions de ce total sont alloués à l’organisation du référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution pour le pays. Jusqu’à présent, l’État haïtien n’a pas fait état de promesses de la communauté internationale dans le financement du processus.

Afin d’apporter un support technique et logistique au processus, le gouvernement haïtien a paraphé un accord avec le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS). À travers cet accord, le gouvernement doit déposer 72 millions dollars dans le fonds fiduciaire pour l’acquisition des matériels sensibles et non sensibles. « Actuellement 42 millions sont indispensables pour la poursuite du processus », a révélé Mathias Pierre, ministre chargé des questions électorales au sein du gouvernement. Il a confirmé le décaissement d’une première partie de 20 millions dans le basket fund. Ce montant a permis au CEP de s’acquitter de ses dettes depuis cinq ans envers le personnel de l’institution et de payer les frais de location de véhicules et de locaux.

Mathias Pierre a signalé le versement d’une deuxième partie de 9 millions dollars dans le fonds géré par le PNUD et l’UNOPS. Cette somme permettra l’acquisition de matériels non sensibles pour les élections prévues au mois de septembre. À en croire le ministre chargé des questions électorales, le CEP a besoin d’environ quatre mois pour faire l’acquisition de certains matériels.

S’agissant des matériels pour le référendum, M. Pierre a fait savoir que des matériels non sensibles arriveront dans le pays le 15 mai prochain. « Les espaces de stockages sont déjà identifiés », a-t-il annoncé. Il a expliqué les questions liées à l’appel d’offres concernent les gestionnaires du fonds fiduciaire, les instances des Nations unies.

80 % des centres de votes complétés

Le CEP en place, de concert avec l’UNOPS et la Police nationale, a procédé à une évaluation des infrastructures de l’institution, selon Mathias Pierre. Il a affirmé que 80 % de l’évaluation des centres de votes sont complétés.

Pour les zones dites « rouges », le ministre a indiqué que des « zones alternatives » sont prévues pour pallier ce problème. Les citoyens seront invités à voter en dehors de ces zones, suivant Mathias Pierre.

477 individus engagés par le CEP en place

Dans l’objectif de faire fonctionner la machine électorale, le conseil électoral provisoire a recruté 477 personnes sur concours dans les 11 départements électoraux. Ces individus sont responsables d’organiser le référendum et les élections à travers tout le pays, sections communales, communes et départements.

Ces personnes recrutées récemment ont déjà reçu des séances de formation pour être bien imbues de leur travail, a confié Mathias Pierre.

Création d’une cellule de sécurité électorale

Outre de la situation politique compromettante, le climat sécuritaire délétère qui s’installe dans le pays depuis des mois jette de grandes interrogations sur la tenue du référendum et des élections dans le pays. Ainsi, la cellule de sécurité électorale travaille avec un inspecteur général de la PNH et trois colonels des forces armées d’Haïti pour étudier la sécurité de ces joutes. Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) met son expertise aussi à la disposition de la cellule de sécurité électorale. Le ministre chargé des questions électorales a souligné que c’est pour la première fois depuis 2005 que le pays aura à organiser les compétitions électorales sans la présence de la MINUSTAH.

S’il est vrai que le président de la République est en train de chercher un accord politique pour dénouer la crise actuelle, le ministre chargé des questions électorales ne veut pas baisser les bras quant à la réalisation du référendum et les élections. Il promet de faire tout ce qui relève de sa compétence pour faciliter ces échéances.

Woovins St Phard




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