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La communauté internationale met la pression

La communauté internationale met la pression



Après les critiques du BINUH du processus devant amener à l’adoption de la nouvelle constitution entamée par l’Administration de Jovenel Moise, l’organisation des États américains (OEA) s’est prononcée sur l’insécurité incontrôlable dans le pays. Le secrétaire général de ladite organisation demande aux autorités haïtiennes de garantir le droit à la vie de ses citoyens.

Pour la première fois depuis la crise, l’Organisation des États américains (OEA) s’est prononcée sur la situation en Haïti, sans parler des élections. À travers ce communiqué du 13 avril, le secrétaire général de l’OEA appelle les autorités haïtiennes à prendre les mesures nécessaires pour garantir le droit à la vie et à la dignité de l’ensemble de ses citoyens. Pour l’organisation continentale, le droit à l’intégrité physique, écho du respect de la vie humaine, est un principe fondamental des droits de l’homme qu’il convient de préserver.

Le secrétaire général de l’OEA exhorte les autorités concernées à déployer tous les efforts requis en vue de protéger la population haïtienne et de lui permettre d’évoluer dans un environnement paisible où la peur et la violence n’ont pas droit de cité. Luis Almagro les invite aussi à mener des enquêtes pour faire la lumière autour des massacres perpétrés dans plusieurs quartiers populeux, et traduire les auteurs de ces crimes ignobles par devant la justice.

S’agissant de la remontée progressive de l’insécurité dans le pays, l’OEA déplore la détérioration de la situation sécuritaire du pays particulièrement la recrudescence des cas d’enlèvements et d’assassinats y compris ceux des religieux survenus le weekend écoulé.

En fait, la communauté internationale semble vouloir redessiner leur position dans la situation politique et sécuritaire que confronte Haïti depuis des mois. En moins de 24 heures, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti et l’OEA ont tous deux fait des reproches à l’administration en place. Ils ont souligné, pour le pouvoir, des problèmes persistants depuis des mois qu’ils avaient choisi d’ignorer malgré les multiples appels de la société civile.

13 avril, le BINUH a mis, pour la première fois, un bémol sur le processus de la réforme constitutionnelle cher à l’administration de Jovenel Moise. « À ce stade, le processus n’est pas suffisamment inclusif, participatif ou transparent. L’appropriation nationale du projet de constitution exige l’engagement d’un éventail plus large des acteurs politiques, sociétaux y compris les groupes de femmes et religieux dans tout le pays », a expliqué la représentation du secrétaire général des Nations unies en Haïti.

Toutefois, avec la démission de Joseph Jouthe à la tête du Gouvernement et son remplacement par Claude Joseph de façon provisoire, il est possible que la situation évolue. Déjà, le Premier ministre provisoire peut compter sur la collaboration des États-Unis. « Les États-Unis envisagent de poursuivre leur coopération avec le Premier ministre intérimaire, le Gouvernement haïtien, tous les acteurs haïtiens et partenaires internationaux travaillant à la tenue d’élections législatives et présidentielles libres et équitables », a tweeté l’Ambassade des USA en Haïti.

Woovins St Phard




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