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Le CARDH présente son bulletin d’observation du kidnapping en Haïti

Le CARDH présente son bulletin d’observation du kidnapping en Haïti



142 cas de kidnapping ont été recensés dans le pays par la cellule d’observation sur la criminalité du Centre d’analyse et de recherche en droits humais (CARDH) pour le premier trimestre de l’année 2021. Sont enregistrés, 27 cas d’enlèvement pour le mois de janvier, 50 pour le mois de février et 65 pour celui de mars. Ces chiffres sont présentés dans le bulletin mensuel publié par cette structure précitée de défense de droits humains.

Les cas d’enlèvement sont en hausse démontre le CARDH dans la publication de son troisième bulletin qui fait état de plus d’une centaine de victimes d’enlèvement contre 51 cas enregistrés au cours du premier trimestre 2020. Cependant, allant de janvier à mars, il y a une tendance à la baisse, précise le directeur du Centre d’analyse et de recherche en droits humains, Gédéon Jean. Par ailleurs, parmi les 27 victimes recensées en mars 2021, 5 filles ont été enlevées et 2 personnes ont été assassinées suite à leur séquestration.

« Ce bulletin mensuel sera suivi d’un bulletin analytique. Là nous voulons observer la tendance et voir si le kidnapping a baissé ou augmenté dans le pays. Mais d’autres rapports seront publiés pour une analyse de la situation, faite par des experts, pour nous permettre de comprendre ce phénomène en Haïti », fait savoir Gédéon Jean. Pour lui, le kidnapping est présent dans le pays depuis les années 96-97 et a pris plusieurs formes. Il admet toutefois qu’il représente aujourd’hui un problème pour la société entière et peut être analysé selon plusieurs dimensions.

Pour Me Jean, il faut voir le kidnapping dans sa dimension politique et économique. Selon lui, il y a des mains cachées derrière ces actes répétés d’enlèvement en Haïti, ce qui expliquerait que le gouvernement tarde à trouver une solution face à ce phénomène. En effet, la Commission nationale de démantèlement de désarmement et de réinsertion (CNDDR) a aussi parlé des familles qui importent des armes et des munitions dans le pays, rappelle-t-il. De même, Gédéon Jean évoque la question des élections. « Le G9 en famille et alliés contrôle 35 % de l’électorat et en y ajoutant la Brigade de sécurité des aires protégées (BSAP), il y a au moins 80 % de l’électorat national qui est contrôlé par le pouvoir en place », dit-il. Il parle aussi de la gangstérisation qui permet de contenir les habitants des quartiers populaires et les empêcher de gagner les rues pour manifester. Enfin il parle des rançons exigées par les ravisseurs auprès des familles des victimes. Pour le directeur du CARDH, cet argent n’est pas uniquement géré par les membres des gangs.

« Le gouvernement n‘a posé aucune action responsable de la variation des chiffres à la baisse pour le premier trimestre 2021 », précise-t-il. Déteindre les vitres des voitures n‘était pas une décision structurelle puisque les actes de kidnapping continuent et les bandits armés utilisent des voitures immatriculées « Service de l’État », fait savoir Me Jean. D’autres paramètres pourraient expliquer cette diminution dans les chiffres de ce premier trimestre.

Murdith Joseph




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