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La société civile a marché pour le respect du droit à la vie en Haïti

La société civile a marché pour le respect du droit à la vie en Haïti



À l’initiative de la société civile, plusieurs milliers de citoyens haïtiens ont marché, ce jeudi 10 décembre, à travers les rues de Port-au-Prince pour réclamer le respect du droit à la vie. Cette marche organisée à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des droits de l’homme a été aussi l’occasion pour les leaders et militants politiques de réclamer le départ de Jovenel Moise du pouvoir.

Comme prévu, plusieurs groupes de manifestants d’horizons divers se sont retrouvés sur la Place de la Constitution au Champ-de-Mars. Le Centre-ville de Port-au-Prince a été un peu sous tension ce jeudi. Avant même l’arrivée des initiateurs de la marche, les militants de l’opposition occupaient l’aire du Champ-de-Mars.

L’appel a été fait à l’échelle nationale afin de motiver la population haïtienne sur la nécessité d’un soulèvement général contre le phénomène d’insécurité qui ronge le pays. Mais la réussite a eu lieu notamment à Port-au-Prince et aux Gonaïves, où les leaders de l’opposition se sont réunis pour prématurément lancer la mobilisation du 1er janvier 2021. Dans la capitale, la rue a été particulièrement occupée par un collectif d’organisations en colère.

Le coup d’envoi de la marche a été donné sur la Place de la Constitution aux environs de 10h. Du Champ-de-Mars au ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), les organisateurs et participants ont parcouru plusieurs rues, en passant notamment par les avenues John Brown, Martin Luther-King et Bois Verna. Pancartes en main et munis de T-shirts confectionnés pour l’occasion, les manifestants ont dénoncé l'insécurité qui règne en Haïti et le laxisme des autorités de l’État.

Tout en lui rappelant les devoirs d’un chef d’État, les manifestants ont également dénoncé le silence du président de la République qui, selon eux, ne pense qu’à ses intérêts et ceux de ses proches. Contrairement à la tradition en Haïti, la marche a été plutôt pacifique. Mais quelques manifestants en colère ont lancé des grivoiseries à l’encontre de Jovenel Moise, et dressé des barricades de pneus enflammés dans plusieurs carrefours tout le long du parcours retenu pour la marche.

Cette marche qui a aussi réuni plusieurs personnalités politiques, dont des anciens parlementaires, s’est terminée sans aucun incident. Arrivés devant le bâtiment du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), les initiateurs, notamment Me Gédéon Jean du Centre d’analyse et de recherche en droits humains (CARDH), ont délivré leur message à l’endroit du Gouvernement, dont le ministre de la Justice, Me Rockfeller Vincent.

Les initiateurs de la marche demandent au pouvoir en place de prendre ses responsabilités vis-à-vis du phénomène d’insécurité dans le pays. À l’occasion, ils ont rendu hommage à Me Gérard Gourgue, le pionnier de la défense des droits humains en Haïti. En empruntant l’expression du feu Gérard Gourgue, dont les funérailles ont coïncidé avec la marche, Me Gédéon Jean demande à l’État haïtien de fermer le robinet de sang dans le pays.

En outre, Georges Wilbert Franck, coordonnateur de l’Union nationale des normaliens et éducateurs d’Haïti (UNNOEH), n’a pas caché sa colère contre les bourgeois, qui dit-il, garde le pays en otage et empêche à la majorité de se révolter. Ainsi, le normalien lance un appel à la population pour un soulèvement général qui pourra délivrer le pays du joug des oppresseurs et des nantis de la classe favorisée qui n’ont aucun intérêt dans ce coin de terre sinon maximiser leur profit.

La marche s’est terminée aux environs de 12 h, mais sous une note d’insatisfaction. Car les militants des quartiers populaires espéraient non seulement passer plus de temps dans les rues, mais ils voulaient aussi semer la pagaille, en vue de transformer la marche en un véritable mouvement de revendication. Pour éviter d’arriver à ce stade, les agents de la PNH ont fait usage de gaz lacrymogène afin de forcer les manifestants à abandonner.

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