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14 août, date de la reprise de la mobilisation

14 août, date de la reprise de la mobilisation



L’opposition politique annonce pour le 14 août prochain la reprise des manifestations antigouvernementales dans le pays. Cette dernière sera suivie de deux autres journées marquant les dates de l’insurrection des esclaves dans le Nord. Il sera question, précise le porte-parole de la Force de l’opposition progressiste (FOP), Moïse Jean-Charles, d’en finir avec le règne du président de la République, Jovenel Moïse, improductif et impopulaire.

Après avoir connu des déculottés spectaculaires dans le mouvement visant le départ de Jovenel Moïse, l’opposition politique s’apprête à lancer la nouvelle phase. En effet, le secrétaire général de la plateforme Pitit Desalin également porte-parole de la Force de l’opposition progressiste (FOP), Moïse Jean-Charles, annonce pour le 14 août 2019, une manifestation massive à travers tous les recoins du pays en vue, dit-il, de dénoncer l’état de délabrement de la situation humanitaire dans le pays, mais, surtout, fait-il savoir, de dire aux autorités établies que la population haïtienne n’en peut plus.

C’est devenu une habitude en Haïti. Chaque manifestation annoncée par les membres de l’opposition devrait être la phase ultime dans la bataille anti-gouvernementale, si l’on faisait confiance aux discours de ces leaders de l’opposition. Malgré les nombreux appels à la mobilisation, le mouvement a toujours buté sur des échecs inattendus. Un scénario, vraisemblablement, qui ne fait pas douter les membres de cette structure qui ne jurent que par le départ de Jovenel Moise.

Comme les membres du secteur démocratique et populaire, l’ancien candidat à la présidence est plus qu’optimiste. De son avis, la conjoncture dépasse une simple crise économique. « Pour l’heure, nous sommes rentrés de plein fouet dans une crise alimentaire. La population des laissés-pour-compte végète dans une misère bleue. Seuls ceux et celles jouissant du pouvoir politique et/ou des franchises douanières vivent dans le bien-être », estime l’ancien membre du G8 qui dénonce la face cachée de la communauté internationale dans l’accentuation de la crise haïtienne.

Parallèlement, rentrant à peine de la République bolivarienne, Moïse Jean-Charles, se fait le porte-parole de la population vénézuélienne en tenant un discours de ralliement. « La collaboration entre Haïti et la République du Venezuela demeure solide même quand, avec ce régime, les violons ne s’accordent pas. Le peuple n’est pas divisé. À titre d’exemple, ils ont gagné par milliers les rues en vue de dénoncer leur pénible situation. Seuls les leaders politiques sont à couteaux tirés », rapporte-t-il au nom des autorités du Vénézuéla arguant qu’il est inconcevable que le monde soit divisé à cause des leaders politiques qui pataugent dans le bonheur et s’entourant de luxueux avantages.

Notons qu’à la suite du vote d’Haïti à l’OEA contre le régime de Nicolas Maduro, plusieurs secteurs de la vie nationale, dont l’opposition politique, avaient monté au créneau. Pour certains, il s’agissait d’une gifle administrée aux Vénézuéliens en guise de remerciement pour l’accord du Petrocaribe.

Daniel Sévère




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