La tendance à fétichiser la violence contre les femmes fait oublier que cette violence est dynamique et qu’elle prend des formes diverses. Généralement, dans le petit syllabaire de la violence contre les femmes, on parle de violence sexuelle ( harcèlement, attouchements non désirés, viols, etc.), de violence psychologique et verbale, de violence économique, de violence conjugale, de cyber violence, etc. faisant oublier les autres formes de violence insidieuse comme le proxénétisme et la violence gynécologique et obstétricale.
Il n’existe à date pas de législation dans les pays du Nord sur cette dernière forme de violence. Cependant, le Venezuela, l’État du Chiapas et l’Argentine ont une législation en la matière.
Au Venezuela, la violence obstétricale se définit «L’appropriation du corps et du processus reproducteur des femmes par les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé, appropriation qui se manifeste sous les formes suivantes : traitement déshumanisé, abus d’administration de médicaments, et la conversion de processus naturels en processus pathologiques. Cela entraîne pour les femmes une perte d’autonomie et de la capacité à décider en toute liberté en ce qui concerne leur propre corps et leur sexualité, ce qui influe négativement sur leur qualité de vie.
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Pascale Romain
Cet article a été publié dans Le National depuis décembre 2021. Je comprends pas pourquoi la date de parution est avril 2023