Pendant des années, il a frappé à la porte de la gloire sans jamais parvenir à la franchir complètement. Champion olympique, vainqueur de plusieurs Masters 1000 et habitué du sommet du classement mondial, Alexander Zverev possédait déjà un palmarès impressionnant. Mais il lui manquait encore le trophée le plus convoité du tennis : un titre du Grand Chelem.
Dimanche, sur la terre battue parisienne, l'Allemand a enfin mis fin à cette attente en remportant Roland-Garros 2026, le premier tournoi majeur de sa carrière. Au terme d'une finale intense et disputée, le joueur de 29 ans a dominé l'Italien Flavio Cobolli en cinq manches (6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1).
Après un premier set largement maîtrisé, Zverev a dû puiser dans ses ressources mentales et physiques pour résister au retour d'un Cobolli combatif qui a poussé la rencontre jusqu'à une cinquième manche décisive. Dans ce dernier acte, l'expérience et la puissance de l'Allemand ont finalement fait la différence.
Très ému au moment de recevoir le trophée, le nouveau champion de Roland-Garros a rappelé le lien particulier qui l'unit au court Philippe-Chatrier.
« Ce court est très spécial pour moi. J'y ai vécu certains des plus beaux moments de ma carrière, mais aussi les plus douloureux. Il y a quatre ans, j'étais allongé ici avec plusieurs ligaments déchirés et deux fractures. Il y a deux ans, j'ai perdu une finale de Grand Chelem sur ce même court. Aujourd'hui, l'histoire se termine enfin de la plus belle des façons », a-t-il confié.
Le champion allemand a également rendu hommage à son équipe, soulignant les sacrifices, le travail et la persévérance qui ont permis d'atteindre cet objectif longtemps poursuivi.
Malgré la déception de la défaite, Flavio Cobolli a fait preuve d'une grande élégance dans son discours. L'Italien a révélé avoir été victime de crampes dès le début du quatrième set, ce qui a considérablement compliqué sa tâche dans les derniers échanges.
« J'étais épuisé. Mon corps m'a abandonné sur le court », a-t-il reconnu avant de féliciter son adversaire.
Dans un geste de grande sportivité, le finaliste malheureux a même déclaré que s'il avait fallu désigner le joueur qui méritait le plus ce titre, son choix se serait porté sur Alexander Zverev.
« Tu as travaillé toute ta carrière pour vivre ce moment. Maintenant que ton rêve est devenu réalité, j'espère que tu gagneras encore », a-t-il ajouté sous les applaudissements du public parisien.
Avec ce premier titre du Grand Chelem, Alexander Zverev rejoint enfin le cercle des champions majeurs et efface définitivement l'étiquette du grand joueur sans couronne. À 29 ans, l'Allemand ouvre peut-être un nouveau chapitre de sa carrière, celui d'un champion désormais libéré de son plus grand fardeau.
Gérald Bordes
