Brisée par la mort de son mari lors de la vague croissante de violence des gangs en Haïti l’année dernière, Christiana et ses six enfants ont fui à 223 kilomètres de leur ville natale vers la ville de Mirebalais, où sa fille de six ans, Leineda, a commencé un traitement contre la malnutrition.
En mars, la famille a de nouveau fui les gangs, cette fois à Boucan-Carré, où les traitements de Leineda ont été suspendus : « Parfois, nous souffrons de maladies silencieuses qui nous détruisent de l’intérieur », a déclaré Christiana.
L'influence des gangs s'étend
Ces derniers mois, les gangs armés en Haïti ont étendu leur influence au-delà de Port-au-Prince, vers les départements du Centre et de l’Artibonite, déplaçant des dizaines de milliers de personnes de ces régions, selon les estimations de l’ONU.
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