Comme annoncé, les hommes armés de la coalition criminelle « Viv Ansanm » ont semé la panique dans plusieurs quartiers ce 11 novembre. Des membres de la population, notamment dans le departement de l'Ouest, ont vécu une journée de terreur, et un avion de la compagnie aérienne Spirit Airlines a été atteint par des projectiles.
En effet, en raison des tirs nourris dans la capitale, un avion immatriculé NK951 a été touché. Un employé à bord a été blessé. Selon les informations, cet incident s’est produit au moment de l’atterrissage de l’appareil, en provenance de Fort Lauderdale aux États-Unis, à l’aéroport international Toussaint Louverture. Les pilotes ont dû modifier leur trajectoire et atterrir en République dominicaine.
Suite à cet incident, la compagnie Spirit Airlines a annoncé l'annulation de ses vols vers Port-au-Prince et le Cap-Haïtien jusqu'au 21 novembre, en attendant que les autorités reprennent le contrôle de la situation.
Depuis la soirée du 10 novembre, les malfrats ont envoyé plusieurs messages audio demandant aux habitants de rester chez eux afin d’éviter. Tôt le 11 novembre, les activités à Delmas, Pétion-Ville, au centre-ville et dans d’autres quartiers ont été paralysées. Des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs zones, telles que Tabarre, la route de l’aéroport, Delmas, Vivy Michel, et ailleurs.
Les criminels de « Viv Ansanm » ont également opéré dans la commune de Cité Soleil, paralysant les activités et faisant plusieurs victimes à Duvivier. Ils ont aussi semé la terreur sur la route de l’aéroport. Des coups de feu ont été entendus à proximité du parc industriel de la Sonapi, ainsi qu’au carrefour de l’aéroport, communément appelé le carrefour de la Résistance.
Plus loin, les bandits ont envahi la commune de Tabarre, forçant des dizaines de personnes à fuir leurs domiciles pour se mettre à l’abri. Ils se sont aussi attaqués aux résidents du bas Delmas et de Solino, vandalisant et incendiant plusieurs maisons sur leur passage. Par ailleurs, au centre-ville, des membres de la population ont érigé des barricades enflammées pour protester et demander aux autorités de prendre des mesures pour repousser les criminels, qui continuent leurs activités, empêchant ainsi les citoyens de vivre normalement.
Alors que la situation dégénère, les forces de l’ordre, impuissantes face aux attaques des malfrats, ont demandé des renforts, qui n’ont eu des difficultés a être déployés. En raison de la forte présence des bandits à Solino et Tabarre, des dizaines de résidents ont quitté leurs domiciles, emportant peu de biens, sans savoir où se réfugier.
Par ailleurs, les membres de la population n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme, espérant que les autorités entendent leurs cris de désespoir face à cette coalition destructrice qui progresse jour après jour. À cause de cette vive tension, plusieurs axes routiers sont devenus inaccessibles, notamment à Bon-Repos, Drouillard, et dans d’autres zones du département de l’Ouest.
En fin de journée, des hommes lourdement armés ont envahi Fonds-Parisien, causant des dégâts. Les habitants de ce quartier appellent à une intervention rapide des forces de l’ordre pour éviter de nouvelles pertes, bien que cela soit difficile pour les agents de sécurité, qui ont toujours du mal à circuler dans la commune de Croix-des-Bouquets en raison des foyers de gangs, notamment celui de « Lanmò san jou ».
Véron Arnault
