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L’ULCC clôture la 2e édition de l’École d’été anticorruption

L’ULCC clôture la 2e édition de l’École d’été anticorruption

L’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) a organisé, lundi 14 septembre, la cérémonie officielle de clôture de la deuxième édition de l’École d’été anticorruption, autour du thème : « Institutions de contrôle et consolidation de la bonne gouvernance en Haïti ». Cette activité a réuni plusieurs représentants de l’État et de la communauté internationale impliqués dans la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux.

Gassendy Calice, coordonnateur de la 2e édition de cette École d’été, a évoqué le déroulement des activités ainsi que les compétences mises à la disposition des participants. Il a indiqué que 800 personnes s’étaient inscrites, mais que seulement 60 avaient eu la possibilité de participer après le processus de sélection effectué par l’institution. Pendant plusieurs semaines, ces bénéficiaires, généralement des étudiants universitaires, ont suivi des formations destinées à leur permettre de mieux comprendre l’ULCC et les différentes autres institutions de contrôle, ainsi que leurs mandats et leurs missions. Parallèlement, à la fin de la formation, les participants ont reçu un certificat de réussite, notamment ceux ayant obtenu un minimum de 70 points après l’ensemble des évaluations, tandis qu’un certificat de participation a été remis à ceux ayant obtenu entre 50 et 70 points.

Selon le responsable, la deuxième édition de l’École d’été anticorruption a été une réussite, notamment en raison de l’implication des participants et du respect de la discipline de l’École. Elle souligne que cette satisfaction n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’un travail réalisé en amont, notamment lors de la sélection des candidats et à travers les exigences mises en place pendant toute la période de formation.

Dans ce sens, il évoque également le nombre de demandes, qui a dépassé la capacité d’accueil pour cette année. Toutefois, il souligne la nécessité d’élargir ces formations à l’ensemble du pays, afin de permettre à davantage de jeunes de participer, d’en apprendre davantage sur la transparence, l’intégrité et la bonne gouvernance, et d’être en mesure de contribuer à la lutte contre la corruption au niveau de l’administration publique.

De son côté, la directrice générale de l’ULCC, Goethie Varnelle Morency, a fait savoir que les institutions, à elles seules, ne pourront pas combattre la corruption dans le pays. C’est dans ce sens qu’elles ont profité de cette deuxième édition pour former et sensibiliser les jeunes, tout en leur donnant des compétences leur permettant de pratiquer l’intégrité dans leurs discours, leurs comportements et dans la manière dont ils exerceront leurs responsabilités au service du pays.

« Les institutions, à elles seules, ne pourront pas combattre la corruption. C’est un engagement commun, une volonté identique et partagée qui doit nous permettre de combattre ce fléau », a déclaré Goethie Varnelle Morency, tout en insistant sur le travail de l’ULCC dans la lutte contre la corruption, mais aussi sur le rôle des jeunes dans cette démarche. Dans ce sens, elle invite les jeunes à mettre en application leurs connaissances dans les universités, les familles et les communautés, afin de transmettre, questionner, susciter la réflexion, agir et se comporter comme des défenseurs de l’intégrité. Selon elle, cet engagement doit commencer dès aujourd’hui et non seulement lorsqu’ils occuperont un poste au sein de l’administration publique.

Ainsi, Mme Morency rappelle aux jeunes qu’ils doivent dès à présent commencer à faire la différence dans leurs expériences, leur travail et leurs décisions, afin de montrer concrètement qu’ils sont engagés contre la corruption.

Pour la deuxième partie de la cérémonie, un débat contradictoire a également été organisé. Les apprenants ont débattu autour du thème suivant : « La Task Force interinstitutionnelle anticorruption peut-elle contribuer au renforcement de la bonne gouvernance en Haïti ? » Dans les deux camps, les débatteurs ont défendu leurs thèses à travers de nombreux arguments. Au final, les échanges ont montré que la Task Force a sa place dans cette démarche, mais que certaines conditions doivent être réunies pour qu’elle soit efficace et opérationnelle.

À la fin de l’activité, les participants ont reçu leurs certificats de réussite et de participation, les formateurs ont reçu des plaques d’honneur et l’institution a honoré trois lauréats de cette édition.

En général, il s’agissait d’une cérémonie très inspirante, au cours de laquelle l’ULCC a montré une nouvelle fois que la lutte contre la corruption est à la fois institutionnelle et individuelle, et que l’ensemble de la société doit y prendre part. Pour l'année prochaine, les responsables ont annoncé une troisième édition qui aura une portée nationale et ont assuré qu’ils déploieront davantage d’efforts afin que l’impact de cette activité soit positif pour l’administration publique et la société haïtienne.

 

Oberde Charles

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