À chaque mouvement politique en Haïti et à chaque tentative de rassemblement pour un nouveau départ, le décor politique est intrigant : on voit, d’un côté, les mêmes acteurs politiques en haut du pavé et, de l’autre côté, le peuple en spectateur épuisé par les mêmes revendications sociales, vieilles de plusieurs siècles.
si le discours diffère parfois pour séduire le peuple, l’objectif machiavélique reste inchangé : la prise irréversible du pouvoir politique et son maintien absolu par la force.
De fait, les mouvements politiques dans ce pays se sont épuisés. Leur bilan historique s’avére désastreux. Incapables à se dissocier du fatalisme politique qui les lie à l’ambition personnelle et tyrannique de la classe politique haïtienne. Et scellés par cette dualité politique, aider à prendre le pouvoir ou à le renverser, ou par cette forme d’instrumentalisation, ils ont fini par tomber dans la disgrâce populaire.
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