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Un petit animal (le ver marin) alerte les instances mondiales antidopage

Un petit animal (le ver marin) alerte les instances mondiales antidopage

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Un petit ver marin du nom d’ « Arenicola marina » met la communauté antidopage sur le pied de guerre. Qu’en-est-il de l’implication d’Haïti dont la Commission nationale antidopage dans le sport (CONADS), créé par le décret du 17 janvier 2019, brille par son inaction ?

Les arénicoles, ces vers marins présents depuis 450 millions d'années dans la mer du Nord et l'océan Atlantique, sont aujourd'hui au cœur d'une controverse sportive inattendue. Connus scientifiquement sous le nom d’Arenicola marina, ces invertébrés possèdent une capacité unique : leur sang transporte l'oxygène plus rapidement et efficacement que celui de l'homme. Cette caractéristique, à première vue étonnante et marginale, s'est avérée être une aubaine pour les tricheurs dans le monde du sport.

Les propriétés exceptionnelles de l’arénicole sont une découverte récente, inspirant non seulement les chercheurs en médecine, mais aussi, malheureusement, les adeptes du dopage. L'efficacité avec laquelle le sang de ce ver transporte l'oxygène suggère un potentiel d'amélioration des performances athlétiques, attirant ainsi l'attention des athlètes à la recherche d'un avantage illégitime.

Les détournements potentiels de cette découverte par les athlètes peuvent prendre plusieurs formes. La plus évidente serait l'injection du sang de l’arénicole, ou de ses dérivés, pour augmenter l'apport en oxygène dans les muscles, améliorant ainsi l'endurance et la performance. Ce type de pratique, bien qu'encore non documenté, soulève des questions éthiques et sanitaires majeures. Outre les risques pour la santé, cela constituerait une violation des règles antidopage, actuellement régies par des organismes internationaux comme l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Cependant, l'implication de ces organismes internationaux contraste fortement avec celle d’Haïti dont le silence de la CONADS, depuis sa présentation à la presse le 24 mai 2019 dans le domaine de la réglementation et des contrôles antidopage, laisse perplexe.

En effet, depuis son installation par le ministre d’alors, M. Edwing Charles, la commission présidée par un cadre du MJSAC, M. Ernst Gilmus semble être en sommeil et pose la question de son inaction par rapport à son manque de surveillance et de régulation afin de garantir l'intégrité de ses compétitions sportives en Haïti.

Pendant que certains pays investissent massivement dans la prévention et la détection du dopage et que la science progresse, notre pays semble être à la traîne, ce qui peut être préjudiciable pour les athlètes haïtiens. 

Le silence de la commission antidopage haïtienne depuis son installation soulève des interrogations sur l'efficacité et le sérieux avec lesquels le dopage est abordé dans le pays. C'est un sujet que nous nous promettons d’investiguer davantage afin d’apporter des réponses nécessaires aux lecteurs de « Le National » et aux amants du sport.

 

Gérald Bordes

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