Pour un air pur et un ciel bleu : lutter contre la pollution due aux fumées et aux poussières
Début juin, le ciel a viré au jaune-orangé dans une grande partie du nord-est des États-Unis. La population s’est réveillée dans un brouillard enfumé et sous un soleil rouge, et les autorités ont conseillé aux habitants de rester chez eux pour se protéger d’un cocktail toxique de polluants atmosphériques. À New York, les niveaux de particules d’une taille inférieure ou égale à 2,5 microns (PM2,5) (a) ont atteint le chiffre record de 400 microgrammes par mètre cube. Cette valeur est onze fois supérieure à la norme recommandée par l’Agence américaine pour la protection de l’environnement pour une période de 24 heures. C’est comme si chaque habitant de la ville, bébés compris, avait fumé entre 5 et 10 cigarettes (a). Ce jour-là, ces niveaux de pollution atmosphérique sans précédent ont fait de New York la mégapole la plus polluée du monde, détrônant ainsi des villes comme New Delhi ou Lahore, habituées de longue date aux records de pollution (a).
La cause de cette pollution atmosphérique qui a frappé New York et plus généralement le nord-est du pays ? Des fumées portées par les vents en provenance de l’Alberta, de la Nouvelle-Écosse et du Québec, provinces canadiennes qui ont connu des températures record (a) et des sécheresses responsables d’un nombre inédit d’incendies de forêt.
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