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Société

Au panel de discussion du CEPAT-H, les médias sur le banc des accusés

Au panel de discussion du CEPAT-H, les médias sur le banc des accusés

Le Centre d’études sur le patrimoine et le tourisme en Haïti (CEPAT-H) a organisé, le dimanche 2 juillet 2023, une conférence-débat autour du thème «Patrimoine et médias en Haïti». Le constat est alarmant : le patrimoine culturel, facteur de cohésion sociale et de développement local, occupe un espace dérisoire dans les médias haïtiens.

Le CEPAT-H inscrit désormais le binôme patrimoine/médias sur ses fiches d’activités thématiques lors de sa deuxième table ronde. À l’occasion, trois intervenants – Wisnique Panier, docteur en communication publique, Pierre Michelot Jean-Claude, chercheur-doctorant en communication publique à l’Université Laval, et Wilner Jean, étudiant à la maitrise en Histoire, mémoire et patrimoine de l’Université d’État d’Haïti (UEH) – ont fait, ce dimanche, de la relation entre patrimoine culturel et médias le fil conducteur de cette conférence-débat.

Les médias ont un rôle crucial à jouer dans la valorisation, la sauvegarde et la protection du patrimoine culturel, admet M. Panier. Pour ce faire, il précise que les médias facilitent la diffusion des contenus culturels dans le but d’informer et de sensibiliser le public en offrant une visibilité aux spécialistes du patrimoine. «Il ne fait aucun doute. Les médias de masse participent, dans le cas d’Haïti, avec l’inscription de la «soup joumou» sur la Liste du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO en décembre 2021, à la mise en avant des pratiques culturelles qui, dit-il, contribuent au renforcement du sentiment d’appartenance du peuple haïtien.»

Outre le rôle d’archivage des contenus patrimoniaux, Wisnique Panier ajoute que les médias haïtiens contribuent à l’élimination des barrières. «Le développement des outils numériques permettent aux médias traditionnels haïtiens de se construire un public transnational, c’est-à-dire la diaspora, qui interagit de manière directe et instantanée avec l’espace public haïtien», explique-t-il, en soulignant que «l’attachement de la diaspora, à travers la radio, est basé sur des considérations socioculturelles, politiques et économiques».

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