Un ministère de la Famille, de l’Enfance et des Droits des Femmes en Haïti, pour quoi faire ?
Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a tué des dizaines de couples ou des familles. Des membres dans des centaines familles ont dû laisser le toit à la recherche d’une vie meilleure. Des milliers de familles ont certainement perdu au moins un ou deux de leurs proches parents. Et depuis, des milliers d’enfants orphelins survivants, mais traumatisés, qui vivent encore dans le pays ou qui ont voyagé, ont été soient adoptés, oubliés, vendus, mis en esclavage, ou grandissent sans un véritable accompagnement dans les nouvelles familles d’accueil, à défaut de bénéficier d’un minimum d’assistance sociale.
Dans la déshumanisation actuelle de la société haïtienne constate, par les conséquences de « Pays-lock », la montée en puissance des groupes armés composés en majorité par des jeunes des deux sexes, et les actes de kidnapping qui dominent l’actualité, au point d’emprisonner la population dans plusieurs quartiers et d’empoisonner le bien-être des milliers de familles, il faudrait se questionner si derrière cette triste réalité, l’absence des politiques publiques efficaces, articulées ou harmonisées pour assister et accompagner les familles haïtiennes et l’indifférence de la société en générale devant le sort des enfants des rues et des gens qui croupissent dans les prisons ne sont pas du nombre des causes les plus influentes dans cette nouvelle forme de vengeance sociale imposée par ceux et celles qui tuent ou torturent, qui traumatisent ou qui font le trafic humain ou des organes, qui enlèvent des personnes de tout âge et de toutes les couches sociales.
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