Mots du recteur de l'UEH à l'occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves
Je tiens en tout premier lieu à saluer l’initiative de la Chaire UNESCO en Histoire et Patrimoine de l’Université d’État d’Haïti (UEH) et de l’Institut d’Études et de Recherches africaines d’Haïti (IERAH) de marquer la Journée internationale de Commémoration des Victimes de l’Esclavage et de la Traite transatlantique des Esclaves qui nous intéresse en tout premier lieu et, a plus d’un titre, nous citoyens haïtiens du XXIe siècle.
En ce moment où la nation haïtienne vit dans sa chair profonde un calvaire a nul autre pareil, au moment ou nous conjuguons à la fois l’insécurité généralisée, la misère économique et sociale, la fuite des cerveaux et des bras, l’effritement chaque jour de plus en plus prononcé de l’État et des institutions publiques et privées, le déficit de repères et de perspectives, il est bon, il est réconfortant, il est salutaire de saisir ces opportunités de nous rappeler qui nous sommes, d’où nous venons et le chemin parcouru avec ses pauses, ses accélérations, ses soubresauts qui nous permettent plus particulièrement de remonter aux sources, de comprendre, de telle sorte que nous parvenions à tenir le cap, à garder à l’esprit que ce qui nous arrive aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard ou d’une fatalité inexorable, mais le produit d’un ensemble de faits, de circonstances, d’actions palpables, mesurables.
Et qui pourraient nous inspirer des points d’appui, des repères, des leviers pour le maintien de l’espérance, pour la régénération et la reprise en main de notre chère patrie.
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