Vive nos Aïeux !
Le reniement des Aïeux ! Des définitions arrêtées pour dire les Aïeux, aucune ne semblerait s’appliquer aux Rouges, premiers habitants de Ayiti, Kiskéia, Boyo, Hispaniola, enfermés dans les ténèbres historiques et notre dédaigneuse indifférence, aux hommes et femmes extirpées de l’Afrique, amenés par la force à Saint-Domingue et à leurs vaillants descendants ayant versé sueur, larmes et sang pour conquérir la liberté et nous léguer un pays souverain.
L’être haïtien d’aujourd’hui ne mériterait pas des Pères et Mères fondateurs de la République d’Haïti par le mépris affiché le 2 janvier et les autres jours envers ses Esprits tutélaires. Le Divin Jean-Jacques Dessalines s’est évertué pourtant à mettre le peuple en garde contre le reniement des forgeurs de sa patrie. Depuis, ce pressentiment de trahison, prononcé aux Gonaïves avec la proclamation de notre Indépendance, s’est maintes fois concrétisé.
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