Depuis trois ans, Nadine Régis, 27 ans, vit dans un site de personnes déplacées à Port-au-Prince avec ses quatre filles, où elle accouche de la quatrième, cinq mois après l’assassinat de son compagnon par des gangs armés. Exposée à toutes sortes de besoins fondamentaux et d’épidémies, sans l’accompagnement d’un père, elle doit assurer toute seule le quotidien de sa famille.
À 15 h 22, assise sur une chaise en bois dans la salle du comité du site, Nadine est entourée de trois de ses enfants. Vêtue d’un maillot blanc, elle raconte avoir fait du bénévolat pendant 300 minutes dans un restaurant, à la plonge, pour subvenir aux besoins quotidiens de ses enfants, hébergés à l’École nationale Argentine Bellegarde, à Lalue, dans la ruelle Vaillant, au nord de Port-au-Prince, la capitale haïtienne.
« Avant d'y trouver refuge, nous avons été contraints de nous loger au lycée Jean-Jacques Dessalines le 23 août 2023, à l’avenue Christophe, à seulement deux kilomètres du Palais national, au rythme des déplacements imposés par l'insécurité », a-t-elle ajouté.
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