À Saint-Charles de Carrefour, le temps semble s’être arrêté. Depuis plus de trois ans, des familles déplacées par l’insécurité vivent dans la précarité, entre manque de soins, difficultés scolaires et absence de solution durable. Onze personnes auraient déjà perdu la vie sur le site, selon l’un des conseillers. Pendant ce temps, les cartons remplacent les matelas et la pluie bouleverse chaque nuit.
Trois ans à attendre. Trois ans à espérer pouvoir rentrer chez soi. Trois ans à vivre dans un espace qui devait, au départ, n’être qu’un refuge provisoire.
À Saint-Charles de Carrefour, le provisoire s’est installé dans la durée.
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