« Demandez-nous d'abord » : les enfants réclament leur mot à dire sur l'avenir de l'IA
Les enfants doivent être considérés comme des titulaires de droits à part entière dans le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), a affirmé mardi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, appelant à placer leur sécurité et leur voix au cœur de la gouvernance de ces technologies.
« Les enfants d’aujourd’hui sont la première génération à grandir avec l’intelligence artificielle – mais souvent la dernière à qui on demande son avis », a-t-il déclaré à New York, lors d’une réunion de haut niveau consacrée à la protection des enfants à l’ère de l’IA, en marge du débat général de l’Assemblée générale. La réunion était coprésidée par le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le président kenyan William Ruto et le Premier ministre australien Anthony Albanese.
Le bureau du Haut-Commissaire et ses partenaires ont interrogé plus d’un millier d’enfants dans 49 pays. Ils ont notamment exprimé leurs inquiétudes face aux fausses images de personnes réelles, à l’exploitation de leurs données personnelles, à une possible diminution de leur créativité et au risque que l’IA remplace les relations avec leur famille, leurs amis, leurs enseignants ou leurs thérapeutes.
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