Journée de la paix : à l’ONU, les jeunes réclament plus qu’une place à la table
Réunis à New York à l’occasion de la Journée internationale de la paix, des représentants de la jeunesse ont appelé lundi les institutions internationales à dépasser les consultations de façade. Pour la réfugiée sud-soudanaise Mary Maker, construire la paix suppose d’abord d’écouter ceux qui vivent les crises.
Mme Maker avait passé presque toute sa vie dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, lorsqu’elle a découvert qu’elle ne le connaissait finalement pas si bien. Arrivée à l’âge de 3 ans, cette Sud-Soudanaise y avait vécu pendant près de deux décennies avant de partir étudier aux Etats-Unis. C’est à l’université, dans le Minnesota, qu’un travail de recherche lui a appris que plus de 70 organisations intervenaient dans le camp.
Elle n’aurait pas pu en citer dix.
« J’avais tellement honte », a raconté lundi l’ambassadrice de bonne volonté du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), lors d’un « Cercle de paix intergénérationnel » organisé au siège de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de la paix.
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