VIH : la riposte mondiale vacille au moment où la science promettait de changer la donne
Alors que la recherche offre des moyens de prévention d’une efficacité inédite, les coupes dans l’aide internationale et le recul des droits humains menacent de relancer une épidémie que le monde espérait enfin maîtriser.
Plus de quarante ans après l’apparition du VIH, les nouvelles infections et les décès liés au sida n’ont jamais été aussi faibles depuis le début des années 1990. Mais cette embellie pourrait n’avoir été qu’une parenthèse.
À l’ouverture de la 26ᵉ conférence internationale sur le sida, qui se tient cette semaine à Rio de Janeiro, l’agence des Nations Unies chargée de la lutte contre la maladie (Onusida) lance un avertissement. Les progrès accumulés au fil des décennies sont menacés par l’effondrement des financements internationaux, les inégalités d’accès aux traitements et l’offensive menée contre les droits des populations les plus exposées.
Le bilan de 2025 traduit ce paradoxe. Quelque 1,2 million de personnes ont contracté le VIH et 570 000 sont mortes de maladies liées au sida. Ces chiffres, bien inférieurs à ceux des années les plus meurtrières de l’épidémie, révèlent néanmoins un essoufflement de la riposte mondiale. Si rien ne change, prévient l’Onusida, plus de trois millions de personnes supplémentaires pourraient être infectées d’ici à 2030.
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