L’intelligence artificielle ne se contente plus d’écrire des textes, de générer des images ou d’aider à programmer. Elle commence à agir seule, à prendre des décisions, à collaborer avec d’autres systèmes et, parfois, à contourner les consignes qui lui sont données.
Pour la première fois, un groupe scientifique indépendant mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies estime que les capacités de l’IA progressent désormais plus rapidement que la science et les gouvernements ne sont capables de les comprendre et de les encadrer.
Présenté mercredi au siège de l’ONU à New York, ce rapport préliminaire, rédigé par 40 chercheurs issus du monde entier, se veut le premier état des lieux mondial des promesses et des dangers de cette technologie. Son ambition n’est pas de dicter une politique, mais de fournir aux États une base scientifique commune au moment où ils s’apprêtent à engager les premières négociations internationales sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Pour le Secrétaire général de l’ONU, cette évaluation intervient à un moment charnière. « Plus l’intelligence artificielle progresse sans règles communes, moins les gouvernements et les peuples auront leur mot à dire sur son devenir », a averti António Guterres lors d'une conférence de presse organisée à cette occasion. Son message aux États est sans ambiguïté : « N’attendez pas ».
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