Des deepfakes pornographiques aux campagnes de harcèlement sur les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle ouvre un nouveau front dans les violences faites aux femmes. Pour l'ONU, cette misogynie en ligne menace les droits durablement acquis des femmes dans la vie publique, tandis que les violences domestiques continuent de tuer chaque jour à huis clos.
La haine des femmes ne s'exprime plus seulement dans la rue ou derrière les portes closes des foyers. Elle se propage désormais à l'échelle mondiale sur les réseaux sociaux, les plateformes numériques et jusque dans les outils d'intelligence artificielle.
Pour le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), cette nouvelle forme de misogynie constitue l'une des menaces les plus préoccupantes pour les droits des femmes.
Aux quatre coins du monde, des contenus misogynes ciblent de jeunes hommes en quête de réponses à leurs frustrations. Chômage, isolement, précarité ou sentiment de déclassement deviennent le terreau d'une rhétorique qui désigne les femmes comme responsables de leurs difficultés.
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