Être l’aîné d’une famille en Haïti dépasse largement le simple ordre de naissance. Considéré comme un pilier, il est très tôt investi d’une lourde responsabilité qui influence son parcours personnel et social.
Dans de nombreuses familles, le premier-né est perçu comme un modèle, un guide et souvent un soutien financier incontournable. Cette vision, profondément ancrée dans la culture, ne lui laisse que peu de marge d’erreur. Les parents le considèrent comme un « sauveur », chargé d’améliorer les conditions de vie familiales ou d’en assurer la continuité, une idée renforcée par le proverbe : « Bourik fè pitit li pou do l ka repoze ».
Cette réalité se reflète dans le vécu de nombreux jeunes. Samanette, originaire du Cap-Haïtien, explique avoir dû concilier études universitaires et travail pour soutenir sa famille, notamment sa mère qui assume seule les responsabilités parentales.
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