Lorsqu'il est question de protéger la planète, les regards se tournent volontiers vers l'Amazonie, les récifs coralliens ou les glaciers. Bien plus rarement vers les vastes étendues d'herbes qui couvrent pourtant la moitié des terres émergées.
C'est précisément sur ces paysages discrets que les Nations Unies ont choisi d'attirer l'attention, mardi, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Dans un message consacré aux pâturages, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, rappelle qu'ils fournissent des denrées alimentaires et des fibres essentielles, font vivre plus de deux milliards de personnes et constituent d'importants réservoirs de biodiversité et de carbone.
Mais près de la moitié de ces terres sont aujourd'hui dégradées ou menacées.
« Cette situation met en péril le système alimentaire mondial, fragilise les moyens de subsistance locaux, entraîne une perte de biodiversité et accroît les émissions de gaz à effet de serre », avertit le chef de l’ONU.
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